
Le patron du renseignement allemand sonne le tocsin. Dans une interview accordée au média américain Newsweek, ce mardi 10 juin, Bruno Kahl a averti les pays occidentaux face aux risques que représente la Russie de Vladimir Poutine.
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Il a assuré que Berlin était « tout à fait certain » que l’Ukraine était un tremplin pour une agression russe plus vaste. Selon lui, Moscou cherche actuellement à tester la détermination de l’Otan. Dans son viseur : les membres du flanc oriental de l’alliance, à l’instar des pays baltes. « Cela ne signifie pas que nous nous attendons à ce que des armées de chars se dirigent vers l’ouest », a-t-il néanmoins nuancé.
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Cette nouvelle alerte intervient alors que le chef de l’Otan, Mark Rutte, a affirmé que le complexe militaro-industriel russe produisait des armes à un rythme suffisamment rapide pour permettre à Moscou d’être prêt à attaquer l’alliance dans les cinq ans à venir. Dans ce contexte, le secrétaire général de l’alliance militaire a appelé les pays membres à augmenter de 400 % leur défense antiaérienne et antimissile.
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Les inquiétudes de Bruno Kahl et de Mark Rutte seront évoquées lors du sommet de l’Otan à La Haye, aux Pays-Bas les 24 et 25 juin prochains. L’un des principaux objectifs du rendez-vous sera que l’ensemble des pays acceptent de consacrer 5 % de leur PIB à la défense, comme le demande le président des États-Unis Donald Trump.
Un certain nombre d’États européens accusent la Russie d’envisager d’attaquer l’UE et de mener une guerre hybride contre l’Occident. Ainsi, une récente note des services secrets danois alerte sur la possibilité d’une « guerre à grande échelle » en Europe d’ici cinq ans. En mars, l’Allemand Friedrich Merz – désormais chancelier – a pointé du doigt la « guerre contre l’Europe, et pas seulement contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine », que mènerait Moscou. En France, le président de la République a qualifié la Russie de « menace ». Dans ce contexte, l’Allemagne, la Pologne et la France, entre autres, ont d’ores et déjà annoncé une augmentation considérable de leurs dépenses militaires.
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