
Le climat de sidération provoqué par la mort de Mélanie, surveillante poignardée à Nogent (Haute-Marne), semble loin de s’apaiser. Moins de 48 heures après ce drame, deux nouvelles affaires de menaces de mort en milieu scolaire ont été signalées à la gendarmerie, l’une en Vendée, l’autre dans l’Oise. Deux enfants, âgés de 11 et 15 ans, sont impliqués, d’après les informations obtenues par le JDD.
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Le 12 juin en fin de journée, la directrice de l’école primaire Anita Conti, à La Ferrière (Vendée), alerte les autorités après une scène inquiétante. Un de ses élèves, âgé de 11 ans, a proféré des menaces de mort à l’encontre d’au moins trois camarades. Un couteau à steak, dissimulé dans son cartable, est retrouvé par le personnel, sans qu’il ait été exhibé. L’enfant, connu pour son comportement difficile mais jamais sanctionné pour des faits graves, est conduit aux urgences pédiatriques à la demande de la psychologue scolaire. Aux soignants, il confie avoir voulu « faire rire ses copains » après avoir vu « des choses à la télé sur l’affaire de Nogent ». Les parents des enfants menacés sont invités à déposer plainte. Une enquête est en cours, confiée à la brigade des Essarts-en-Bocage.
Le même jour, à 10h20, une autre affaire trouble les esprits à Breuil-le-Vert (Oise). Dans le collège Jacques-Yves Cousteau, un élève de 15 ans menace de mort une surveillante juste avant la minute de silence organisée en hommage à Mélanie. « C’est toi la prochaine », aurait-il lancé à l’assistante d’éducation, selon le procès-verbal. La surveillante a déposé plainte dans la foulée. Le collégien, connu pour quelques punitions et bénéficiant d’un PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé), a tenté de se justifier dans un courrier adressé au chef d’établissement, évoquant une « blague ». L’affaire pourrait être soumise à un conseil de discipline dans les prochains jours.
Ces deux incidents, survenus à peine 48 heures après la mort brutale de Mélanie, interrogent. Loin d’être des cas isolés, ils montrent à quel point les repères se brouillent chez certains élèves, et combien le climat de violence gagne du terrain jusque dans les cours d’école. Le drame de Nogent n’a manifestement pas servi d’électrochoc. Pour certains, il est même devenu un modèle macabre.
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