
Une action rapidement contrecarrée. Des dizaines de militants, originaires de divers pays, se sont rendus en Égypte pour participer à une marche vers la bande de Gaza. Plusieurs groupes avaient quitté Le Caire en voiture, ce vendredi 13 juin, pour se diriger vers la ville d’Ismaïlia, première étape vers le territoire palestinien. Mais leur route a été rapidement entravée. Les activistes ont été interceptés et bloqués, leurs passeports ont été confisqués, et certains d’entre eux ont été molestés, avant d’être embarqués de force dans des bus, rapporte l’AFP.
Publicité
La suite après cette publicité
La « Marche pour Gaza » n’était pas autorisée par les autorités égyptiennes, qui redoutaient notamment qu’elle soit infiltrée par des islamistes radicaux. Un dispositif de sécurité a donc été mis en place pour empêcher les participants à la mobilisation d’atteindre leur objectif. « Il y a d’abord eu des CRS, puis des voyous qui sont sortis de nulle part et qui ont déployé une extrême violence envers les participants », a affirmé l’un d’eux à la chaîne télévisée suisse RTS.
La suite après cette publicité
« Ils m’ont tabassé et essayé de prendre mon téléphone et ma pochette avec mon passeport »
« Ils m’ont extirpé du groupe avec énormément de violence. Au sol, ils m’ont tabassé et essayé de prendre mon téléphone et ma pochette avec mon passeport. Nous n’étions pas préparés à ce niveau de violence. On est aujourd’hui traumatisés », a-t-il poursuivi. Au total, plusieurs dizaines de personnes étaient venues du monde entier pour participer à cette action.
Une journaliste, venue avec une consœur, raconte également ce qu’elle a vécu sur place : « On a dû effacer toutes nos photos et vidéos. On a été mises dans un bus et on a attendu patiemment jusqu’à ce que notre nom soit appelé. Le passeport de ma collègue lui a été remis puis elle a été mise à l’écart et je n’ai plus eu de nouvelles. C’est finalement au petit matin que j’apprends qu’elle a été expulsée vers la Suisse ».
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Dans une vidéo prise par une manifestante française, publiée sur X par l’humoriste Sophia Aram, on aperçoit un groupe assis par terre, pris à partie par plusieurs personnes, possiblement des hommes de main des autorités égyptiennes. L’une de ces activistes crie « Allah Akbar » quelques instants plus tard, dans l’espoir d’amadouer ses agresseurs – en vain.
Source : Lire Plus





