« Hifi c’est Paris ! » C’est sous la forme d’un jeu de mots que l’équipe de la capitale présente le « chouchou du public » sur son site officiel. Devenu professionnel au Portel (Pas-de-Calais) en février 2022, le Strasbourgeois de naissance a rejoint la saison dernière le Paris Basketball. Sur les conseils de son agent Olivier Mazet, le meneur arrière s’est engagé jusqu’en 2026.
Le club, soutenu par ses actionnaires américains, a gagné la Leaders Cup et l’EuroCoupe en 2024, brillamment découvert cette année l’Euroligue (quart de finaliste) et compte prendre sa revanche face à Monaco, vainqueur l’an passé, en finale du championnat de France. La série, au meilleur des cinq rencontres, commence aujourd’hui à l’Adidas Arena (16 h 30). En exclusivité pour le JDD, Nadir Hifi s’est confié sur ses ambitions et a dévoilé un peu de sa personnalité.
Le JDD. Le 31 mars 2023, vous inscriviez 39 points, permettant au Portel de battre Paris (84-71). Diriez-vous que ce match de championnat a révélé vos qualités ?
Nadir Hifi. C’est la meilleure performance de ma carrière. Je savais que j’avais marqué les esprits. C’était quelque chose de spécial à ce moment-là, surtout qu’on avait gagné contre mon futur club. On avait déjà noué des contacts et ma performance avait juste confirmé leur choix.
Deux ans plus tard, vous êtes désigné meilleur jeune de l’Euroligue et devenez meilleur marqueur du championnat…
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J’ai évolué extrêmement vite. Les ambitions du club sont à la hauteur des miennes. Collectivement et individuellement, on a repoussé les limites chaque année, et je suis très content d’avoir ce genre de distinctions, notamment d’être seulement le troisième Français meilleur marqueur de la saison [après Edwin Jackson en 2014 et Victor Wembanyama en 2023, NDLR].
Êtes-vous confiant avant d’affronter le champion en titre, Monaco ?
On sait à quel point c’est important. J’espère qu’on répondra présent et qu’on gagnera le championnat.
« Une ambiance américaine »
Paris, est-ce le club qu’il vous fallait ?
Le Paris Basketball fait plein de choses en matière de culture, de mode, etc. Il y a cette ambiance américaine. Je savais que ça me correspondrait parfaitement et c’est pour ça que je suis très fier d’être ici.
Et vous voici devenu le Prince de Paris…
C’est toujours cool ce genre de surnom. Avant chaque début de match, le speaker de l’Adidas Arena annonce « le Prince de Paris ». Ça fait plaisir. Après, je ne suis pas certain qu’il y ait une réelle signification…
Le Prince de Paris est-il casanier ? A-t-il des passions ?
J’aime bien rester chez moi et me reposer dès qu’on n’a pas d’entraînement ou de match. La seule chose que j’apprécie, c’est le basket. Peut-être que par la suite j’aurai d’autres hobbies.
Est-ce vrai que vous avez commencé le basket par hasard ?
Oui, mes parents ont déménagé juste en face de la SIG Association [le club amateur de Strasbourg] sans savoir que c’était une salle de basket. Je suis allé « taper le ballon » avec mon grand frère, je suis rentré dans la salle et j’en suis ressorti avec ma demande de licence.
« J’espère aider rapidement l’équipe de France à gagner des titres »
Êtes-vous issu d’une famille sportive ?
Mon père a été footballeur en Algérie et ma mère a gagné des courses de natation là-bas. On est une famille avec l’esprit sportif. Mais mes parents ne connaissaient rien au basket.
Maîtrisez-vous leur discipline respective ?
J’ai un bon pied droit. Dans la piscine aussi, je me débrouille bien (rire).
Avant de briller à Paris, votre parcours n’a pas été évident. On vous reprochait notamment votre taille, jugée trop petite (1,85 m). Y pensez-vous encore ?
Je n’y fais plus attention mais je sais qu’on m’a donné des limites quand j’étais plus jeune. Ça a été dur pour moi d’arriver là. Je suis passé par des étapes difficiles qui ne m’ont pas freiné, elles m’ont permis d’être encore plus fort. J’espère que mon très beau parcours pourra inspirer la jeunesse.
Quelles sont vos principales qualités sur un terrain ?
Je suis quelqu’un de rapide, de très adroit. J’aime bien le jeu d’instinct. Et ce sont les tirs à trois points qui me procurent le plus de plaisir.
Pourtant, vous ne comptez que deux sélections en équipe de France (l’an dernier)…
J’ai toujours dit qu’une carrière sans équipe de France n’est pas une bonne carrière. Donc j’espère aider rapidement l’équipe de France à gagner des titres.
Participer au championnat d’Europe fin août est-il envisageable ?
Tout est possible (sourire).
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