
« Éradiquer ce fléau ». Le gouvernement du Royaume-Uni a annoncé, ce lundi 16 juin, une future série de mesures dans l’affaire d’exploitation de mineurs par des gangs de violeurs, rapporte Le Figaro. Cette décision a été rendue publique par la ministre de l’Intérieur, Yvette Cooper, après la publication d’un rapport accablant sur la gestion de cette affaire par l’État. L’enquête assure que les données relatives à l’origine ethnique avaient été « passées sous silence, par crainte de paraître racistes ou de susciter des tensions communautaires », alors qu’elle révèle la surreprésentation d’hommes d’origines pakistanaises dans ces crimes.
Publicité
La suite après cette publicité
« L’absence consternante de données sur l’appartenance ethnique dans l’enregistrement des crimes constitue à elle seule un échec majeur au cours des dix dernières années ou plus […] L’exploitation sexuelle des enfants est horrible, quel qu’en soit l’auteur, mais il y a eu suffisamment de condamnations de groupes d’origine pakistanaise pour justifier un examen plus approfondi », a écrit Louise Casey, experte en droits des victimes et en protection sociale, qui a supervisé l’enquête.
La suite après cette publicité
« Des enfants âgées d’à peine 10 ans ont été droguées, alcoolisées, brutalement violées »
Devant le Parlement, la ministre de l’Intérieur a présenté des excuses « pleines et entières » aux victimes. « Des enfants âgées d’à peine 10 ans ont été droguées, alcoolisées, brutalement violées par des bandes d’hommes, puis honteusement abandonnées encore et encore par les autorités », a-t-elle rappelé. Ce scandale est « une tache sur notre société », a-t-elle poursuivi.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Le Premier ministre Keir Starmer a également présenté ses excuses après avoir initialement refusé d’ouvrir une enquête nationale. Dimanche dernier, le dirigeant travailliste a annoncé avoir « changé d’avis » après avoir lu « l’audit national » sur les « grooming gangs ». Jusqu’alors, il craignait qu’une telle enquête ne soit instrumentalisée par les conservateurs.
Le chef du gouvernement a aussi confirmé le lancement d’une enquête publique sur ces gangs pédocriminels. Une opération policière sera organisée pour retrouver d’éventuels membres de ces réseaux. Les enquêteurs disposeront de pouvoirs étendus pour obliger témoins et institutions à coopérer, notamment en matière de divulgation de preuves. Elle visera aussi à établir les responsabilités avant de formuler une série de recommandations.
Les faits remontent aux années 1990. Des hommes ont ciblé des jeunes filles issues de milieux précaires dans plusieurs grandes villes britanniques. À ce jour, une centaine d’individus ont été condamnés. C’est en 2011 que le Times a révélé l’ampleur du scandale, à travers une enquête dénonçant l’abandon de centaines, voire de milliers de jeunes filles, par les autorités.
Source : Lire Plus






