
La bombe GBU-57, également appelée MOP (pour « Massive Ordnance Penetrator ») est une ogive américaine à guidage GPS, longue de plus de six mètres et pesant plus de 13 tonnes, dont près de 3,5 tonnes d’explosifs.
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Conçu par le constructeur américain Northrop Grumman au début des années 2000, ce « bunker buster » (briseur de bunker) est la seule arme de destruction pouvant s’enfoncer à des dizaines de mètres en profondeur avant explosion. Jusqu’à 60 mètres sous terre, à travers la roche et l’acier, selon l’armée de l’air américaine. C’est, à titre de comparaison, dix fois plus que les missiles balistiques israéliens actuels.
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Contrairement à la plupart des bombes ou missiles conventionnels qui font détonner leur charge au moment de l’impact, la GBU-57 s’enfonce sous terre, explosant uniquement une fois la cible souterraine atteinte. Elle a été spécialement conçue pour des cibles « HVB » (High-Value Bunkers), telles que des complexes nucléaires souterrains, des centres de commandement enterrés, des sites de missiles balistiques ou des installations militaires ou nucléaires stratégiques fortifiées par des couches de roche et de béton.
À ce titre, elle constitue une arme stratégique de haute importance pour les États-Unis. Si Israël a déjà en sa possession une arme de type GBU, elle ne possède cependant pas le modèle 57, plus sophistiqué, que seuls les États-Unis détiennent. Tout comme les bombardiers furtifs américains B-2 Spirit, seuls à pouvoir la larguer.
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Le graal, en somme, pour l’État hébreu, qui poursuit son objectif de destruction du programme nucléaire iranien. Si Tsahal a déjà réussi à cibler le site d’enrichissement de Natanz dans le cadre de son opération « Rising Lion », le site d’enrichissement d’uranium iranien de Fordo, considéré comme le fleuron de l’industrie nucléaire iranienne, n’a été touché que superficiellement. Celui-ci est en effet enfoui profondément sous terre.
À ce jour, le président américain Donald Trump refuse de céder cette arme à Israël, de peur d’impliquer directement les États-Unis dans le conflit.
Or, pour l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, « toute opération (israélienne) ne pourra être considérée comme achevée qu’avec l’élimination de Fordo ». Situé dans une montagne au sud de Téhéran, ce site est enfoui sous une couche de roche et de béton de 80 à 90 mètres. Il n’est donc accessible par aucune arme conventionnelle possédée par Israël.
« Le seul pays au monde qui possède une bombe capable de détruire Fordo est les États-Unis. Et c’est une décision que les États-Unis doivent prendre, qu’ils choisissent ou non de poursuivre dans cette voie », poursuit l’ambassadeur israélien, le 16 juin dernier, sur la chaîne américaine Merit TV.
Une mise à disposition d’une arme d’une telle envergure ne semble pour l’heure pas au programme du 47e président américain.
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