
Scène tendue au lycée Rotrou de Dreux ce lundi matin. Une candidate au baccalauréat, voilée et vêtue d’une abaya, a finalement été autorisée à composer — à l’écart des autres élèves, dans une salle séparée. Le lendemain, son père s’est rendu au lycée et traité la proviseure de « raciste », outré que sa fille ait été isolée et forcée à montrer son poignet et ses oreilles pour vérifier qu’elle n’avait pas d’objets connectés.
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Selon les informations d’Europe 1, cette jeune femme, majeure, était inscrite en candidate libre. À son arrivée dans ce centre d’examen public, le port de son voile et de son abaya (long vêtement couvrant l’ensemble du corps, à l’exception du visage et des mains) a suscité l’interrogation de l’équipe éducative, le règlement intérieur interdisant les signes religieux ostensibles. La direction du lycée a alors consulté le rectorat d’Orléans-Tours. Réponse formelle : la loi du 15 mars 2004 ne s’applique pas aux candidats libres, qui ne sont pas considérés comme élèves de l’enseignement public. Pas de problèmes donc…
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Mais, avant d’entrer en salle, la candidate a dû se soumettre aux vérifications anti-fraude habituelles. Deux gestes lui sont demandés : « montrer ses poignets pour s’assurer qu’elle n’a pas de montre connectée » et « sortir ses oreilles pour vérifier qu’elle n’a pas d’oreillette », précise une source à nos confrères. D’abord réticente, elle finit par s’exécuter. Pour éviter tout malentendu auprès des autres candidats, « dont certaines n’auraient pas compris pourquoi elle avait le droit d’être voilée », un aménagement particulier est décidé : elle passe l’épreuve seule, dans une salle à part, surveillée par un examinateur dédié.
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« Pour nous, l’affaire était réglée, elle était satisfaite de pouvoir passer le bac en étant voilée », confie une source proche du dossier. Mais le lendemain après-midi, son père revient au lycée. Selon Europe 1, il se montre « très vindicatif envers l’équipe pédagogique », accuse la proviseure de racisme et menace de la « signaler sur les réseaux sociaux » ainsi que de « prévenir la presse ». Une procédure judiciaire a été ouverte pour outrage à personne chargée d’une mission de service public. La proviseure a déposé plainte.
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