
Vingt-quatre heures après que Clémentine Autain a déclaré sur Sud Radio qu’« Israël est une menace pour le monde », l’ambassadeur de l’État hébreu en France est monté au créneau. « C’est pervers de présenter les choses comme cela », a déploré Joshua Zarka mardi, en marge d’un point presse. « Israël fait le sale boulot des Occidentaux, des Américains », a-t-il poursuivi, en référence à l’attaque lancée le 13 juin contre des sites nucléaires et des cadres du régime en Iran. « C’est l’Iran qui est un acteur déstabilisateur du Proche-Orient », a martelé le diplomate, rappelant que l’État hébreu applique depuis des décennies la doctrine Begin, qui justifie des frappes préventives contre tout pays hostile menaçant de se doter de l’arme nucléaire.
Publicité
La députée (ex-LFI) de Seine-Saint-Denis avait estimé, lundi, que « les frappes israéliennes sur l’Iran sont illégales au regard du droit international » et « contre-productives » car « on n’a jamais apporté la démocratie avec des bombes ». Elle avait également déclaré que le monde était entré dans « une Troisième Guerre mondiale larvée ». Des propos qui, pour Joshua Zarka, passent sous silence le rôle central joué par Téhéran dans les tensions régionales : « Israël ne fait que répondre à une menace existentielle. »
La suite après cette publicité
Si Emmanuel Macron a fustigé, comme Clémentine Autain, « tous ceux qui croient qu’en frappant avec des bombes depuis l’extérieur, on sauve un pays malgré lui-même et contre lui-même », le chancelier allemand Friedrich Merz a, lui, pris fait et cause pour l’État hébreu. Dans un entretien à la chaîne ZDF, il a salué les frappes lancées par l’armée israélienne contre l’Iran : « Israël a le courage de faire le sale boulot pour nous tous, en attaquant l’Iran, dont le pouvoir a apporté la mort et la destruction dans le monde. » Il a estimé que, sans cette opération militaire, « nous aurions peut-être continué à subir pendant des mois et des années le terrorisme de ce régime, qui aurait peut-être même fini par se doter de l’arme atomique ».
La suite après cette publicité
Depuis le 13 juin, les affrontements ont fait au moins 224 morts en Iran et 24 en Israël. Jeudi matin, un nouveau cap a été franchi : selon les autorités israéliennes, l’hôpital Soroka de Beersheva (sud) a été touché par une frappe iranienne. Le bâtiment, où sont soignés plusieurs soldats blessés à Gaza, a subi « d’importants dégâts », selon sa direction. Au total, 47 personnes ont été blessées par les tirs, ont indiqué les secours.
Sur X, le Premier ministre israélien a dénoncé des attaques « délibérées contre des civils » : « Les dictateurs terroristes iraniens ont tiré des missiles sur l’hôpital Soroka et sur des civils. Nous ferons payer un prix lourd aux tyrans de Téhéran. » Dans le même temps, Téhéran a promis des représailles. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que « l’Iran continuera à exercer son droit à l’autodéfense […] et nous ferons regretter et payer à l’agresseur sa grave erreur ».
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Alors que les choses s’enveniment, les États-Unis, tout en appelant à la désescalade, n’ont pas exclu une participation militaire. Le président Donald Trump a déclaré mercredi : « Je vais peut-être le faire, peut-être pas. Je n’ai pas pris de décision finale. » Interrogé sur la possibilité d’un effondrement du régime iranien, il a répondu : « Cela pourrait se produire. »
Source : Lire Plus





