
L’Observatoire de l’identité et de la démographie (OID) dévoile un nouveau rapport dans Le Figaro. Ce samedi 21 juin, le think tank dirigé par Nicolas Pouvreau-Monti a démontré que l’immigration coûtait 3,4 % de PIB à la France chaque année. Un résultat qui vient contredire celui d’une note de Terra Nova. Face à la baisse de la natalité et à une population vieillissante, ce think tank progressiste avait assuré la semaine dernière que la France devrait continuer à accueillir des travailleurs immigrés en nombre, si elle veut « pérenniser son modèle social ».
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Mais Nicolas Pouvreau-Monti a effectué les calculs en imaginant la France sans immigration. « La réalité actuelle de l’immigration, hic et nunc, n’est pas l’origine des difficultés structurelles que connaît notre économie, mais elle les aggrave toutes », a-t-il commenté dans Le Figaro. Avec l’hypothèse que les métiers en tension seraient occupés par des natifs, la richesse nationale du pays serait plus élevée de 3,4 %. Les recettes fiscales seraient même plus fortes d’un point et demi de PIB.
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Par conséquent, « encourager l’immigration pour éviter la pénurie dans certains secteurs en tension revient à sacrifier la croissance de nos secteurs stratégiques au profit de quelques intérêts corporatistes seulement », estime le spécialiste.
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De plus, la pauvreté et l’inactivité d’une partie des immigrés n’apporteraient pas tant de richesse à la France au vu des dépenses sociales notamment. L’Observatoire estime que l’immigration ne finance que 86 % de ce qu’elle coûte à l’État.
Le taux d’emploi des immigrés serait en effet plus faible en France que dans d’autres pays européens. D’après des chiffres de 2023, 62,4 % des immigrés en âge de travailler exercent un travail en France contre 69,5 % des natifs. Dans le reste de l’Union européenne, en moyenne, les immigrés sont 67,5 % à avoir un emploi, à l’exception de la Belgique qui enregistre le taux d’emploi le plus bas (61,4 %).
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L’Observatoire explique ce faible taux d’emploi par « la structure de notre immigration, qui est largement familiale ». Trouver un emploi est ainsi « plus difficile pour un immigré lorsque l’insertion professionnelle n’est pas à la racine de la décision d’émigrer en France ». De plus, la part des immigrés diplômés est plus faible que celle des natifs : 31 % des immigrés entre 30 et 40 ans n’ont aucun diplôme.
Ils sont également surreprésentés dans les métiers en tension, tels que l’hôtellerie-restauration, la sécurité et la construction, mais très peu dans les secteurs innovants ou compétitifs, notamment dans l’industrie de pointe. La faible rémunération de ces emplois alimente ainsi ce « déficit budgétaire » de l’immigration.
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