
Jean-Luc Mélenchon a une vision bien particulière de la langue française, qu’il a tenu à exposer lors d’un colloque sur l’avenir de la francophonie, organisé par le député insoumis Aurélien Taché, au sein même de l’Assemblée nationale. Devant une petite assemblée, le leader de La France insoumise a d’abord précisé que sa vision de la francophonie n’était « pas la vision d’un soft power à la française, mais une tentative pour faire émerger la francophonie en tant que langue commune ».
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Et de poursuivre : « Si quelqu’un pouvait trouver un autre mot que “langue française” pour qualifier notre langue, je ne vous cache pas qu’il ou elle serait la bienvenue. » Une invitation justifiée par un souci d’ouverture au monde. Car pour Jean-Luc Mélenchon, le français n’appartient plus à la France : « Parce que premièrement, les Français eux-mêmes ne savent pas qu’ils sont francophones, ils parlent leur langue maternelle et du coup ils oublient de regarder autour d’eux ».
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« La langue française n’appartient plus à la France et aux Français depuis fort longtemps »
« La vérité, martèle l’homme politique, c’est que la langue française n’appartient plus à la France et aux Français depuis fort longtemps, puisque 29 nations l’ont comme langue officielle ». En réalité, les nations ayant le français comme langue officielle ne sont aujourd’hui plus que 28. Le Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, a en effet décrété le 26 mars dernier que le français ne faisait plus partie des langues officielles et devenait une simple « langue de travail ».
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