
Invité de L’Heure des Pros 2 sur CNews ce week-end, le journaliste et écrivain Éric Naulleau a fustigé le silence politique et médiatique face aux violences survenues lors de la Fête de la musique. « Il y a des choses qui ont été minimisées (…) Il y a eu 1 500 blessés. Vous avez vu cette scène où une femme, à terre, prend un coup de pied dans la tête », a-t-il notamment dénoncé.
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De fait, la nuit de samedi à dimanche a été émaillée de nombreux incidents : 371 interpellations ont eu lieu sur l’ensemble du territoire, dont 89 à Paris, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, 305 gardes à vue ont été réalisées durant les festivités – un chiffre nettement supérieur aux 22 gardes à vue enregistrées en 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Pour autant, le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, a assuré que « la fête de la musique s’est bien passée », soulignant l’importance de la mobilisation des forces de l’ordre et leur efficacité sur le terrain.
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Éric Naulleau déplore la faiblesse des autorités face à ce déchaînement de violence, et trace un parallèle entre celle-ci et la pusillanimité du président de la République face à la dictature iranienne, en plein conflit avec Israël : « Je comprends que quand on n’arrive pas à venir à bout de la racaille à Châtelet, on hésite à s’attaquer au régime des mollahs iraniens, parce que c’est une autre paire de manches », a-t-il lancé sur le plateau de CNews.
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Emmanuel Macron a en effet rappelé que « la France n’avait aucunement participé aux frappes américaines visant l’Iran ni à leur planification ». Lors d’un conseil de défense tenu dimanche soir, le chef de l’État a insisté sur le fait qu’« aucune réponse strictement militaire ne peut produire les effets recherchés » et a plaidé pour « la reprise de discussions diplomatiques et techniques », afin d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Pour rappel, Israël mène depuis le 13 juin des frappes contre des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes, affirmant vouloir empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique. En représailles, Téhéran a bombardé à de multiples reprises l’État hébreu. Enfin, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin, le président américain Donald Trump a engagé son pays dans le conflit, en ordonnant des frappes sur des installations nucléaires iraniennes.
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