
Amine Mojito, de son vrai nom Illan Magneron, semble avoir trouvé un nouveau terrain de jeu : les vidéos de pranks (farces, canulars). Un genre viral, autant apprécié qu’exécré, dans lequel l’influenceur multiplie les provocations. Il s’y met en scène en train de jeter des caddies sur des passants, de bousculer violemment des inconnus dans la rue ou encore d’asperger des Parisiens à l’aide d’un pistolet… rempli d’eau de toilettes.
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Dernier dérapage en date : une vidéo où il simule des piqûres avec une fausse seringue en pleine rue. Une mise en scène jugée particulièrement irresponsable, alors que de nombreuses agressions par injection ont été signalées ces dernières années en France, provoquant une vive inquiétude dans l’opinion. Beaucoup l’accusent d’avoir relancé ce phénomène quelques jours avant la Fête de la musique, lors de laquelle 145 victimes se sont manifestées.
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Cela faisait pourtant huit ans qu’il s’était éclipsé des radars. Amine Mojito a signé son grand retour sur Snapchat le lundi 25 novembre, dans une mise en scène aussi démesurée que controversée. Dans une vidéo au ton théâtral, il fait défiler des extraits de ses anciennes vidéos, avant de surgir d’un cercueil, vêtu d’un caleçon léopard, entouré de deux femmes en lingerie. « La légende n’est pas morte, elle est éternelle, le roi est de retour », clame-t-il en voix off.
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Un come-back qui a immédiatement fait réagir les internautes, pour nombre d’entre eux sidérés de voir l’influenceur rejouer l’icône provocatrice des années 2010. À l’époque, il s’était fait connaître sur Snapchat et Periscope pour des vidéos jugées dégradantes : on le voyait notamment fouetter des femmes avec une ceinture, ou orchestrer des scènes d’humiliation. Ces contenus avaient provoqué l’indignation générale, et une plainte avait été déposée en 2016 par le Collectif féministe contre le viol (CFCV). Aucune des plaignantes n’avait toutefois porté plainte à titre individuel.
Le syndicat SCSI a qualifié ces vidéos
d’« inadmissibles »
En 2021, après six années de procédure, la justice l’a condamné pour provocation à la discrimination, à la violence et à la haine en raison du sexe. Il a écopé d’un simple stage de sensibilisation à l’égalité femmes-hommes. Si les critiques pleuvent sur les réseaux sociaux, les autorités ont également pris la parole. Le syndicat SCSI, qui représente les officiers et commissaires de police, a qualifié ces vidéos d’« inadmissibles ». Une prise de position rare, qui relance une question plus large : celle de la responsabilité des influenceurs et de leur impact sur l’espace public.
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