
L’homme d’affaires et ex-PDG d’EDF a la dent dure contre la politique énergétique menée depuis plusieurs années par Emmanuel Macron. Alors que le Parlement débat des objectifs de la France en matière énergétique jusqu’en 2035, dans le cadre de la proposition de loi « Gremillet », Henri Proglio a prôné, ce 24 juin face aux journalistes de l’Ajef, une politique de rupture radicale, prenant le contre-pied des objectifs énergétiques fixés par le gouvernement français.
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Sortie du marché de l’électricité européen et arrêt des énergies renouvelables
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Vent debout contre les éoliennes et les énergies renouvelables – pour lui trop instables -, hostile aux nouveaux EPR lancés par le président de la République (qui s’est opposé à la nomination d’Henri Proglio à la présidence de Thales, lorsqu’il était ministre de l’Économie et de l’Industrie de François Hollande), l’ancien PDG, favorable à un modèle de réacteur de puissance moyenne, défend ouvertement une « offensive souverainiste ».
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Selon lui, « il faut sortir la France du marché européen de l’énergie ». S’appuyant sur l’exemple de l’Espagne et du Portugal, qui ont tous deux opté pour une politique d’indépendance en matière de fixation des prix de l’électricité, Henri Proglio souhaite plus précisément que la France revienne à un système intégré d’EDF, avec un prix national et un prix pour l’export fixés et contrôlés par l’État français. Il fustige également la politique tarifaire de Luc Rémont, ex-président d’EDF, auquel a succédé Bernard Fontana, le 1er avril dernier. Dénonçant les marges réalisées par l’entreprise publique, il pointe du doigt une politique contrevenant au « juste prix de l’électricité » et aux obligations de service public de la filiale.
Sur le dossier des énergies intermittentes, « la faillite de la doctrine verte est assez évidente. Il faut arrêter les énergies renouvelables dont les subventions pèsent trop sur le prix de l’électricité », a-t-il martelé.
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Renforcement de la filière nucléaire française
Favorable au renforcement de la filière nucléaire française, Henri Proglio a également attaqué l’absence de vision, selon lui, du président Emmanuel Macron en la matière. Même reproche adressé à la classe politique française : « Ils ont sacrifié le nucléaire alors que sa compétitivité est un élément clé de notre économie ». Quant aux EPR, l’homme d’affaires a toujours été contre le modèle. Plutôt que de construire de petits réacteurs, il milite pour une prolongation de 20 ans des centrales nucléaires existantes, afin de donner du temps à EDF de concevoir et de construire de nouvelles centrales de moyenne puissance.
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