L’essentiel
- Sept pylônes à très haute tension ont été pliés au sol par des vents violents près de Blois, alors que les pylônes sont normalement conçus pour résister à des vents de 180 km/h « dans des conditions “connues ou maîtrisées” ».
- Malgré la chute des pylônes, il n’y a pas eu de coupures de courant grâce au maillage du réseau RTE, et seuls des blessés légers sont à déplorer après la chute d’un câble sur un véhicule.
- Un hélicoptère a été envoyé sur place pour sécuriser la zone et évaluer les dégâts, tandis que RTE souligne que c’est un événement « très très rare » dont l’ampleur n’avait pas été vue depuis la tempête de 1999.
«Nos pylônes sont conçus pour résister à des vents de 180 km/h mais dans des conditions “connues ou maîtrisées”. Mercredi soir, il s’agissait d’une mini-tornade ou d’une tempête orageuse exceptionnelle », commente auprès de 20 Minutes un représentant de RTE, gestionnaire du réseau.
Sept pylônes, portant deux lignes à très haute tension de 400.000 volts et situés sur la commune de Villefrisson près de Blois dans le Loir-et-Cher ont été pliés au sol par des vents très puissants. Le département avait été placé par Météo-France en vigilance orange pour les orages, à partir de 18 heures.
Pas de coupures de courant, des blessés légers
« Quand cela s’est passé mercredi soir, il n’y a pas eu de coupures de courant, tient à souligner le gestionnaire. Le réseau RTE est très maillé, si bien que plusieurs lignes arrivent au même endroit et quand l’une “déclenche” dans notre jargon, ce n’est pas pour autant que cela occasionne une coupure car le courant passe par d’autres chemins. »
Aucune conséquence n’est à déplorer sur l’alimentation des foyers du département car le courant a été dévié sur d’autres lignes 400.000 volts. Un câble, non alimenté en courant car il y a une mise hors tension automatique, a touché un véhicule qui circulait sur la départementale 150. Heureusement, ses occupants n’ont été que légèrement blessés.
Un hélicoptère sur place pour sécuriser la zone
Des agents se sont déplacés pour sécuriser la zone dès mercredi soir et un hélicoptère a été envoyé sur place ce jeudi pour continuer cette entreprise mais aussi retirer le câble de la route et établir un premier diagnostic en vue des réparations.
La dernière fois que des pylônes ont été détruits à ce point par les intempéries, cela remonte à la tempête de 1999. « C’est très très rare et que les pylônes chutent en nombre comme ça, encore plus rare », souligne le représentant RTE.
Toutes nos infos sur les orages
Depuis 2010, le gestionnaire a mené une politique de sécurisation mécanique avec des pylônes plus robustes tous les cinq kilomètres, afin d’éviter l’effet dominos. La bonne nouvelle c’est qu’aucun des pylônes au sol à Villefrisson n’était un de ces pylônes spéciaux.
Les équipements seront forcément remplacés, mais on ignore encore dans quels délais.





