
« Je suis très surprise par des propos que j’entends dans des médias » : la mère d’Elias, adolescent de 14 ans tué à la machette à Paris le 24 janvier dernier, ne décolère pas contre le traitement médiatique du drame qui a brisé sa vie.
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Dernière prise de parole ayant suscité l’indignation de Stéphanie : celle de Patrick Cohen sur les ondes de la radio publique : « La semaine dernière, Patrick Cohen, dans son édito politique sur France Inter, en parlant de la décision du Conseil constitutionnel, a dit : “Après la mort tragique du jeune Elias, tué à coup de machette pour avoir refusé de donner son portable” », a épinglé la mère en deuil, dans l’émission Punchline sur Europe 1 et CNews. Et d’assener : « Ce que fait Patrick Cohen, c’est prendre parti. Il manipule l’information et le meurtre d’Elias en décidant lui-même, alors qu’il ne connaît pas encore la vérité, qu’Elias a refusé de donner son téléphone. Il réalise un biais cognitif, c’est-à-dire qu’il sous-entend que si Elias avait donné son téléphone, il ne serait pas mort. »
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« Entendre Patrick Cohen tenir de tels propos, c’est indécent »
Pour Stéphanie, suggérer qu’Elias a été tué car il refusait de donner son téléphone à ses agresseurs revient à dire qu’« une femme violée ne l’aurait pas été si elle n’avait pas porté une minijupe ». La mère de l’adolescent souligne : « Pour nous, les parents d’Elias, cinq mois après la mort de notre enfant, entendre Patrick Cohen, qui est censé être un journaliste rigoureux – on voit là qu’il ne l’est pas, qu’il est médiocre – tenir de tels propos, c’est indécent. »
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Le jeune Elias a été attaqué à la machette vendredi 24 janvier à Paris. L’adolescent est mort des suites de ses blessures le lendemain. Les suspects sont deux mineurs de 16 et 17 ans, connus de la justice et qui avaient l’interdiction de se fréquenter.
Outre les lectures biaisées des médias sur cette affaire, la mère de la victime a dénoncé, plus tôt ce mois-ci, l’inaction du gouvernement en matière de lutte contre l’ultraviolence traversant la jeunesse. Le père d’Elias s’est lui aussi confié à la presse, se demandant récemment comment les meurtriers de son fils « peuvent en arriver là, à réaliser un acte aussi violent, sans aucune raison et totalement gratuit ».
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