
Tempête à la Marche des Fiertés. Le 16 juin dernier, le fondateur et président d’Eros, Yohan Pawer, annonce la présence de son collectif de droite au rassemblement annuel des militants LGBTQIA+ : « Le collectif Eros participera à la Marche des Fiertés, que cela plaise à l’extrême-gauche ou non », défend-il, dénonçant ce qui, à ses yeux, s’apparente chaque année à « une marche de la honte » enraisondelamainmise de la gaucheradicale.
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L’an passé, en marge du rassemblement, Yohan Pawer, présent aux côtés du journaliste et reporter Vincent Lapierre et de l’influenceuse identitaire Mila, avait été violemment pris à partie par des antifas et militants d’extrême-gauche. « Le fascisme et la violence : c’est ça l’extrême-gauche », épingle le jeune responsable d’Eros, qui assure sur X que cette année, son collectif pourra compter sur la protection du ministère de l’Intérieur via la mobilisation d’« une cinquantaine de CRS ».
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La raison affichée de la présence du collectif à cet événement : « contrer l’extrême-gauche violente qui tente de s’arroger le monopole » de la cause gay. Pour le collectif identitaire et patriote, la majorité des homosexuels s’offusquerait d’être représentés par « des dégénérés militants, minoritaires, qui auraient pour la plupart plus besoin d’une séance chez un spécialiste plutôt que de faire leur numéro sur les plateaux télé » défend Yohan Pawer, ancien membre de Génération Identitaire et fidèle soutien d’Éric Zemmour.
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Une présence contestée par les organisateurs et les militants
Dans Libération, l’Inter-LGBT, organisatrice historique de la marche parisienne, a souligné son opposition à la participation d’Eros, un collectif selon elle « transphobe ». « Il est hors de question (qu’Eros) ait le droit de marche et (qu’il) vienne perturber l’évènement », déclare dans Le Huffington Post Claré Privé, la vice-présidente du collectif. Selon ses dires, « les 130 associations participantes sont en accord avec le fait de rester sur place tant qu’Eros sera autorisé à défiler ». Sur le plateau de Quotidien, la drag queen et présentatrice de Drag Race France Nicky Doll – aux 1,5 millions d’abonnés sur Instagram – avait lancé à Eros un laconique : « Restez chez vous ».
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Artistes, politiques et intellectuels s’unissent contre la venue d’Eros dans une tribune du Monde
Face à la polémique, de nombreuses personnalités progressistes soutenant la cause LGBTQIA+ ont exprimé une opinion similaire dans une tribune publiée dansLe Monde. Hostiles à la présence « du groupuscule d’extrême droite » « homonationaliste », elles dénoncent « l’ingérence de l’État et du gouvernement ».
Parmi les signataires : la députée écologiste Sandrine Rousseau, l’eurodéputée LFI Manon Aubry, le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, l’écrivaine et réalisatrice Virginie Despentes, le chanteur Bilal Hassani ou encore la drag queen Paloma.
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