J’avoue. J’avoue tout. J’assume pleinement mon obsession. Je suis obsédé par celui que j’ai appelé « l’odieux visuel public ». Chaque jour, je tweete les biais idéologiques de France Inter, de ses émissions orientées, des plaisanteries à sens inique de ses humoristes qui ne ricanent que la bouche en coin à gauche ou des désinformations de France Info. Si ces radios ou ces télévisions biaisées étaient privées, je n’y verrais rien à dire ou écrire, étant un défenseur acharné du droit à la sottise. Mais il se trouve que j’en suis le co-propriétaire indivis et que je les subventionne chaque année fiscale.
Madame Dati va soumettre au Parlement son projet louable de les réformer. Elle souhaite la rationalisation des coûts. Elle veut que cesse la gabegie infernale qui fait que Madame Élise Lucet puisse gagner 25 000 euros par mois, ce qui semble déraisonnable pour une compétence et une objectivité raisonnables.
Mais il existe un grand oubli dans le projet Dati. Un mot tabou trisyllabique. Interdit dans le domaine lexical dès lors qu’on l’accole au mot service public. C’est le mot « plu-ra-lisme ». Pourtant stipulé dans son cahier des charges. Avec le mot « objectivité ». J’imagine que notre ministre de la Culture l’a sacrifié sur l’autel de l’économie dès lors qu’elle sait déjà les difficultés qu’elle va rencontrer. Une grève syndicale est en cours et des députés Insoumis – allez donc savoir pourquoi – y ont apporté leur concours lors de manifestations de soutien.
« J’accuse France Info de désinformation délibérée »
À l’attention des sceptiques ou des incrédules, je me contenterai de reproduire quelques-uns de mes derniers gazouillis sur X pour montrer les écarts avec l’objectivité minimale ainsi que les désinformations.
– Jeudi : « La mère d’Elias explique comment Patrick Cohen a manipulé les faits sur le service public après la mort de leur fils à coups de machette. »
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– Mercredi, à propos de la diffusion sans précaution des bilans victimaires à Gaza émanant de la défense civile : « J’accuse France Info de désinformation délibérée. Cette “défense civile”, c’est le Hamas. Ne pas le signaler, c’est cacher sous une appellation humaniste une organisation terroriste et propagandiste. L’odieux visuel public est donc aussi propagandiste. Qu’il me poursuive si je mens. »
– Toujours mercredi : « Quelle honte ! 2 heures d’Élise Lucet, ce soir, sur le service public, sur l’influence des milliardaires dans le débat public. »
Les noms de Bolloré et Stérin ont été cités 150 fois. Ceux de Xavier Niel et Mathieu Pigasse… 1 fois, oui 1 fois ! »
Et le même jour, la reprise de cet aveu éloquent de la même Élise Lucet : « Je préfère avoir pour ami un odieux, méchant communiste qu’un ami serviable et doux, mais qui vote FN. »
À ce degré de confiscation intolérable par la gauche extrêmement intolérante de l’organe public d’information et de divertissement, toute réforme qui ne serait qu’économique serait un aveu de faiblesse dispendieux. Mais au regard de la sociologie des journalistes syndiqués et du fait que l’opposition de droite demeure timorée et se refuse à mener un combat culturel essentiel, il ne s’agira en tout état de cause que d’une étape. Une seule solution : la privatisation !
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