
Ils n’étaient qu’une poignée, mais leur présence n’est pas passée inaperçue. Samedi après-midi, alors que des dizaines de milliers de personnes déambulaient dans les rues de Paris pour la traditionnelle Marche des Fiertés, le collectif Eros, qui se revendique à la fois « homosexuel et patriote », a organisé une action statique à proximité du cortège. S’ils devaient initialement défiler, la préfecture a finalement préféré une opération isolée et brève tenue sous haute surveillance policière face aux risques de tensions, explique le Figaro.
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L’inclusivité a ses limites. Depuis que Yohan Pawer a annoncé la présence de son collectif de droite au rassemblement annuel des militants LGBTQIA+, le camp progressiste s’est mobilisé pour faire interdire sa venue. Dans Libération, l’Inter-LGBT, organisatrice historique de la marche parisienne, a qualifié Eros de « transphobe » et menacé d’immobiliser la marche si ses membres daignaient se montrer ce samedi. Dans une tribune parue dans Le Monde, signée notamment par l’autrice Virginie Despentes, l’élu communiste Ian Brossat ou encore le chanteur Bilal Hassani, des dizaines de personnalités se sont offusquées de la possible participation de ce « groupe identitaire français », accusé de contribuer à « la banalisation de l’extrême droite et de ses codes ».
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Des tentatives d’intimidation qui n’ont pas payé… Protégés par deux camions de CRS, les militants d’Eros ont brandi des pancartes aux slogans explicites : « Homos victimes de l’immigration », « Drag-queens hors de nos écoles », ont constaté nos confrères sur place. Certains ont mimé des pendaisons avec des cravates, en réaction à l’affiche polémique de cette édition 2025, représentant un homme blanc pendu par sa cravate, tatoué d’une croix celtique.
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Face à eux, les protestations ont été immédiates. Certains manifestants de la Marche des fiertés les ont conspués : « Fachos ! Racistes ! », a crié un homme brandissant un drapeau arc-en-ciel. Une vingtaine d’antifascistes vêtus de noir se sont rapidement rassemblés derrière des parapluies et une banderole « Pas de fierté pour les fachos », scandant « Paris, Paris, antifa ». Comme redouté, la tension est montée. Quelques projectiles ont été lancés en direction du petit groupe, contraignant les CRS à enfiler leurs casques pour assurer la protection du collectif, a constaté le journal. L’action aura duré 45 minutes, avant que les forces de l’ordre ne procèdent à l’évacuation des militants.
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