
Le couperet est tombé. Boualem Sansal a été condamné en appel à cinq ans de prison par la justice algérienne, ce mardi 1er juillet. Arrêté fin novembre à sa descente d’avion à Alger, l’écrivain franco-algérien avait été condamné en première instance, au mois de mars dernier, à cinq ans de prison et à 500 000 dinars d’amende (3 500 euros). Les chefs d’accusation retenus contre lui sont « atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « pratiques de nature à nuire à l’économie nationale » et « détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays ».
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Comme en première instance, le procureur avait requis dix ans de prison et le double de l’amende. « On fait le procès de la littérature. Cela n’a pas de sens. La Constitution algérienne garantit la liberté de conscience, la liberté d’expression et d’opinion. Et, pourtant, je me retrouve aujourd’hui devant vous », avait notamment lancé Boualem Sansal lors de son procès.
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La justice algérienne lui reproche certaines déclarations tenues en octobre 2024 auprès du média Frontières. L’écrivain avait estimé que le territoire du Maroc avait été tronqué sous la colonisation française au profit de l’Algérie.
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Boualem Sansal fait l’objet d’un bras de fer diplomatique entre la France et l’Algérie : le Quai d’Orsay appelle à « un geste d’humanité » en faveur de l’auteur atteint d’un cancer de la prostate. « Je suis très préoccupé par son état de santé. C’est un homme qui est âgé et qui est fragilisé », confiait le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à France Inter en mai dernier. Son comité de soutien, qui dénonce un acharnement politique des autorités à l’égard de l’écrivain, a par ailleurs déposé une plainte « auprès de la médiatrice de l’Union européenne pour inaction ».
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