
Le projet estival tant attendu s’est transformé en cauchemar. À Arnage, dans la Sarthe, l’aquaparc gonflable installé sur le lac de la Gèmerie par la société Wallengo n’aura vécu que… quelques heures. Le site, inauguré ce mardi 1er juillet, a été envahi dans l’après-midi par plus de 200 personnes n’ayant pas payé leur entrée. Certains individus se sont montrés violents, nécessitant l’intervention de la gendarmerie.
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Anthony Walle, fondateur de l’entreprise Wallengo, le constat est amer dans les colonnes du Maine Libre :« Je n’arrive même plus à être déçu, j’ai juste envie de partir. »Ce mercredi matin, l’entrepreneur et ses équipes ont commencé à démonter la structure, mettant fin à un projet porté à bout de bras depuis des mois.
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« C’était la pagaille »
Le début de journée laissait pourtant présager une belle saison. Les entrées étaient identiques à son premier parc, un succès dans la région, se réjouissait encore le gérant en début d’après-midi. Mais à partir de 16h30, la situation a basculé. Des groupes de jeunes ont forcé les accès à la structure sans payer, certains refusant de porter les gilets de sauvetage obligatoires. Les agents de sécurité, pourtant recrutés après une réunion d’alerte la veille, ont été débordés.
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« Ils ont essayé de défoncer la porte »
L’un d’eux a été pris à partie, poursuivi jusque dans un bungalow où il s’était réfugié.« Ils ont essayé de défoncer la porte et la fenêtre. J’ai dû m’interposer », raconte Anthony Walle, encore choqué. L’arrivée des gendarmes a permis de ramener un semblant de calme, mais trop tard : le mal était fait.
Des coups, un doigt fracturé
Si Anthony Walle a choisi de ne pas porter plainte –« Contre qui je l’aurais fait ? » souffle-t-il –, un de ses collaborateurs, agressé, a décidé de le faire. « J’ai pris des coups de barres de fer dans le côté, et j’ai un doigt fracturé »,témoigne-t-il.
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Le projet représentait un investissement de taille : près de 150 000 euros entre les modules flottants, les ancrages et les salaires de quatre nageurs sauveteurs (BNSSA), deux employés et le gérant lui-même. Une convention de trois ans avait même été signée avec Le Mans Métropole pour exploiter le site de la Gèmerie.
Interrogée, la collectivité n’a pas souhaité s’exprimer pour l’instant, bien qu’elle ait été informée du retrait de l’exploitant. À Arnage, la déception est à la hauteur des espoirs suscités par ce nouvel équipement de loisirs. À ce jour, le lac a retrouvé son calme… mais est plus vide qu’en ce début de semaine.
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