
1. Tadej Pogačar (UAE Team Emirates)
Trois victoires déjà (2020, 2021, 2024) et l’impression qu’il n’a jamais été aussi fort. Tadej Pogačar, c’est un grimpeur capable de lâcher n’importe qui dans un col, un puncheur capable de gagner une classique, et un rouleur solide qui limite toujours bien la casse en chrono. Cette année, il a remporté le Tour des Flandres, Liège et le dernier Dauphiné. Et il sera entouré, comme toujours, d’une équipe construite pour lui : Almeida, Yates, Sivakov. Il vise un quatrième maillot jaune, sans faire de bruit. Une bête de course.
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2. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike)
Vainqueur en 2022 et 2023, deuxième l’an dernier, le Danois est le seul à avoir vraiment fait douter Pogačar sur trois semaines. Moins flamboyant, mais plus robotique, Vingegaard excelle dans les efforts longs, en haute altitude, et son équipe maîtrise à la perfection la gestion des étapes de montagne. Sa préparation a été perturbée au printemps, mais s’il est à 100 %, il sera au rendez-vous dans les cols les plus durs, surtout avec Kuss et Jorgenson comme équipiers.
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3. Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step)
Le Belge a changé de dimension. Troisième en 2024, il a depuis remporté le Tour de Suisse et un Dauphiné convaincant, avec une démonstration en contre-la-montre. Sa qualité de rouleur est au-dessus du lot, et s’il ne saute pas dans les grands cols, il peut espérer renverser la course sur les deux chronos de cette édition. Il lui manque encore une vraie étape référence en haute montagne sur le Tour, mais il a la caisse et l’envie. Remco est un coureur qui aime prendre la lumière.
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4. Primož Roglič (Bora-Hansgrohe)
On le croyait fini, il revient encore. Roglič reste un cador, vainqueur du Giro 2023, toujours placé, souvent dangereux. Il n’a plus les jambes de ses 30 ans, mais il compense par une science de la course redoutable. Opportuniste, agressif, capable de partir en descente comme en bosse, il n’a rien à perdre. À 35 ans, ce pourrait être son dernier Tour avec des ambitions de maillot jaune. Il a changé de structure cette saison, mais reste l’un des plus grands stratèges du peloton.
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5. João Almeida (UAE Team Emirates)
Coéquipier fidèle de Pogačar, mais leader en puissance. Le Portugais grimpe bien, roule très correctement, et surtout, il est d’une régularité rare. Si jamais son leader connaît un jour sans, il sera le plan B parfait. Il a montré sur le Giro et la Vuelta qu’il pouvait encaisser les trois semaines. Son profil de diesel en fait un prétendant discret mais crédible au podium. À surveiller dans les étapes de haute montagne à rythme élevé.
6. Kévin Vauquelin (Arkéa‑Samsic)
À tout juste 24 ans, le Français a surpris lors du Tour 2024 avec une victoire explosive dans la 2ᵉ étape — un coup de maître dès le début de la Grande Boucle. Souvent comparé à un rouleur-puncheur, il excelle sur les efforts courts mais intenses, et sait temporiser dans les chronos (il a gagné un contre-la-montre cette année). Sa 2ᵉ place à La Flèche Wallonne confirme sa capacité à se mêler aux favoris. Vauquelin a désormais la confiance et les qualités pour viser le top 10 général : à suivre, notamment sur les journées de transition où il peut distancer des grimpeurs plus purs.
7. Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck)
C’est simple : il a dominé les sprints du Tour en 2023 et 2024. Quatre étapes en 2023, trois en 2024, le Belge est devenu la référence sur les arrivées massives. Il possède une équipe bien rôdée (Rickaert, Van der Poel), un placement impeccable et une puissance phénoménale. Sauf incident, il devrait encore lever les bras plusieurs fois. Le maillot vert est clairement dans sa ligne de mire.
8. Enric Mas (Movistar)
L’Espagnol, souvent sous-estimé, est un coureur complet. Troisième de la Vuelta à plusieurs reprises, il manque encore d’un vrai coup d’éclat sur le Tour. Mais il grimpe très bien, est capable de suivre les meilleurs dans les longues ascensions, et reste discret dans le peloton. Son principal défaut : un manque de panache. Mais sur un Tour exigeant comme celui-ci, la régularité pourrait payer.
9. Carlos Rodríguez (Ineos Grenadiers)
L’Espagnol progresse à pas feutrés, mais chaque saison le rapproche un peu plus des sommets. Sixième en 2023, cinquième en 2024, il sera cette année le leader désigné d’Ineos sur la Grande Boucle. Excellent grimpeur, bon rouleur, discret dans l’attitude mais solide dans l’effort, Rodríguez incarne le coureur complet taillé pour les courses de trois semaines. Il n’a pas le feu d’artifice d’un Pogačar, ni le panache d’un Roglič, mais une forme de constance tranquille qui peut le mener très haut. S’il franchit un nouveau palier, le podium n’est pas hors de portée.
10. Biniam Girmay (Intermarché-Wanty)
Il a marqué l’histoire l’an dernier : premier coureur africain noir à remporter une étape du Tour. Et il ne compte pas s’arrêter là. Rapide, explosif, à l’aise sur les étapes vallonnées, Girmay pourrait bien viser à nouveau les victoires au sprint et pourquoi pas le maillot vert s’il passe les bosses. Il est devenu une figure populaire du peloton et un symbole pour tout un continent. Son équipe le mettra dans les meilleures conditions.
En résumé
Le Tour 2025 s’annonce comme un terrain de jeu complet : deux contre-la-montre, de la haute montagne, du plat, et quelques classiques déguisées. Le duel Pogačar–Vingegaard reste central, mais Evenepoel, Roglič et Gaudu peuvent bousculer la hiérarchie. Côté sprints, Philipsen est le patron, mais la concurrence n’est pas loin. Et dans l’entre-deux, Pidcock ou Girmay pourraient bien voler la vedette aux grimpeurs. Le Tour, ce n’est jamais une science exacte. Mais quand on regarde bien la start-list, certains noms crient déjà victoire.
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