
Shahin Hazamy fait face à la justice. L’influenceur franco-iranien, qui se décrit comme « journaliste indépendant », était jugé ce jeudi 3 juillet pour apologie du terrorisme par un moyen de communication en ligne en public. Ce fervent soutien de la cause palestinienne, mais aussi de la République islamique d’Iran – au point de distribuer il y a encore quelques semaines des drapeaux du régime des mollahs dans une manifestation – est arrivé en début d’après-midi au tribunal judiciaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour s’expliquer des faits qui lui sont reprochés.
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Le 7 octobre 2023, jour du massacre de plus de 1 200 personnes en Israël par les terroristes du Hamas, Shahin Hazamy avait commenté les faits sur ses réseaux sociaux. Il est accusé de s’être réjoui de cette attaque, en ces termes : « Allah Akbar. Ce qui se passe en Palestine est incroyable. Le 7 octobre est une date qui marquera l’histoire. » Avant de laisser entendre que ce serait « le premier jour de la fin de l’entité sioniste ».
Le jeune homme, bientôt âgé de 30 ans, avait été interpellé et placé en garde à vue en avril dernier. Il se trouve actuellement sous contrôle judiciaire pour ces faits. Il a pour obligation de pointer au commissariat une fois par semaine et ne doit pas quitter le territoire français. Ses avocats ont notamment réclamé un allègement de ce contrôle en demandant un pointage une fois par mois, déplorant au passage la perquisition menée au domicile de leur client en avril dernier, qu’ils considèrent comme violente.
En retour, les juges ont reproché le dépôt tardif de certaines informations judiciaires, qui a impacté la procédure et mené à une courte suspension de séance. Finalement, un renvoi du dossier a été ordonné au 3 avril 2026. Le contrôle judiciaire de Shahin Hazamy est maintenu en l’état. De quoi faire soupirer les soutiens de l’influenceur, présents dans la salle.
À la sortie de l’audience, une poignée de personnes s’est rassemblée devant le tribunal de Bobigny en signe de soutien à l’influenceur. Le groupe a déployé des drapeaux de la Palestine et une banderole avec écrit : « Notre crime ? Être contre le génocide des Palestiniens ».
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« Ma situation n’est rien par rapport à ce qui se passe à Gaza et en Palestine », a relativisé Shahin Hazamy à la sortie de l’audience. Il a d’ailleurs demandé une minute de silence en hommage « aux femmes et aux enfants massacrés » à Gaza. Après cet instant, les manifestants ont repris de vive voix : « Solidarité avec Shahin », « Palestine vivra, Palestine vaincra » ou encore « Free Palestine ».
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