
Gaspillage. Pensée comme un modèle d’innovation écologique, la nouvelle gare de Nantes ne résiste pas à la canicule. Le bâtiment à 37 millions d’euros, censé réguler naturellement la température sans climatisation, s’est transformé en véritable étuve sous l’effet des fortes chaleurs. Inaugurée en 2020 avec ses verrières panoramiques et son design lumineux, la gare se voulait une vitrine du confort thermique passif, un bâtiment économe en énergie, capable de « gérer la température » seul, été comme hiver, selon les promesses de la SNCF.
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Mais lundi 1er juillet, alors que le mercure dépassait les 40 degrés à l’extérieur, l’accès à l’étage du bâtiment a été fermé au public pour raisons de sécurité. Les escalators ont été condamnés, la circulation sous la verrière interdite, et plusieurs commerces ont dû baisser le rideau. Pour tenter d’atténuer la chaleur, la SNCF a installé en urgence des ventilateurs géants. Mais sur place, certains agents assurent à France 2 que cela ne suffit pas.
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Pour preuve, un employé a fait un malaise en pleine journée : « J’ai commencé à hyperventiler et je ne pouvais plus me lever », a-t-il témoigné auprès de la chaîne. Dans les boutiques, il est parfois « quasiment impossible de travailler ». Thermomètre en main, France 2 a mesuré l’écart saisissant entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment : près de 32 °C sous la verrière, soit 7 degrés de plus qu’à l’extérieur, pourtant déjà étouffant.
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Du côté de la municipalité, on reconnaît que des adaptations seront inévitables. L’adjoint aux transports de la ville, dont la collectivité a financé un tiers de la verrière, déplore une conception qui n’a pas suffisamment pris en compte le « confort d’été ». La SNCF, de son côté, affirme que la gare de Nantes fera prochainement l’objet d’« études d’adaptation au changement climatique » dans le cadre d’un programme national.
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