
Après une nouvelle édition du baccalauréat marquée par un taux de réussite élevé (91,8 %), la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, veut réaffirmer l’exigence scolaire. Invitée sur Radio J ce dimanche 13 juillet, l’ancienne cheffe du gouvernement a annoncé l’envoi à la rentrée d’une circulaire « sur les consignes qui sont données aux correcteurs ». « J’ai vu dans la presse des consignes de bienveillance excessive qui pouvaient être données dans les corrections, mais elles ne viennent pas de la rue de Grenelle », a-t-elle assuré, précisant vouloir éviter toute « suspicion sur le niveau du bac ».
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Tout en félicitant « les 680 000 nouveaux bacheliers et les 725 000 collégiens qui ont obtenu leur brevet cette année », la ministre estime que « le bac ne doit pas être donné à tout le monde ». Alors que le taux de réussite a fortement augmenté depuis la crise du Covid-19, Élisabeth Borne a « demandé à ses services de trouver les raisons de ces augmentations et, le cas échéant, on prendra les mesures nécessaires ». Selon elle, il faut « absolument garantir » que l’examen valide « un niveau de compétence et de connaissances qu’on doit acquérir en terminale ». L’objectif : que le baccalauréat demeure un « sésame » crédible pour accéder aux études supérieures.
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« Il faut qu’on s’assure que les jeunes qui ont le bac ont toutes les chances de réussir dans l’enseignement supérieur », a-t-elle insisté. Cela est en effet loin d’être le cas aujourd’hui… Pour rappel, près de 60 % des étudiants échouent en première année : seuls 41,6 % passent en deuxième année, avec des disparités frappantes selon l’origine du baccalauréat : 50,8 % de réussite pour les bacheliers généraux, mais à peine 13,6 % pour les bacheliers technologiques, et un effarant 4,6 % pour les bacheliers professionnels. Là où la France peine à atteindre 40 % de diplômés de licence quatre ans après leur entrée à l’université, ses voisins européens affichent des taux de réussite oscillant entre 70 % et 85 %.
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Fustigeant un sentiment de laxisme – « c’est un mauvais service qu’on rend aux bacheliers en donnant l’impression qu’on peut avoir une mauvaise copie et une bonne note » –, Élisabeth Borne souhaite des consignes claires. « Il faut être exigeant sur le niveau des élèves et ce sera le sens des consignes qui seront données », a-t-elle encore assuré.
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