Richard Virenque : «Le maillot à pois ? C’était ma collection d’été !» – France Alerte
France Alerte

  • Accueil
No Result
View All Result
France Alerte

No Result
View All Result
Home Auto


PUBLICITÉ

Richard Virenque : «Le maillot à pois ? C’était ma collection d’été !»



PUBLICITÉ


by
14 Juil 2025
in Auto
0

Richard Virenque : «Le maillot à pois ? C’était ma collection d’été !»
PUBLICITÉ



Richard Virenque. Le panache et la combativité ! Pour moi, c’était la tunique du mois de juillet. C’était ma collection d’été.

Vous avez goûté à ce maillot dès 1992. Mais c’est deux ans plus tard que vous le ramenez à Paris. C’est là que commence votre histoire d’amour avec le public ? 

En 1992, j’avais aussi porté le jaune une journée. C’est l’Italien Claudio Chiappucci qui m’avait repris les pois. En 1994, c’est la consécration, d’autant plus que j’étais placé au classement général. Avant le chrono dans les Alpes à trois jours de l’arrivée, j’étais deuxième derrière Miguel Indurain. À cause du contre-la-montre [qu’il termine 18e, NDLR], je perds ma deuxième place et je finis cinquième du Tour remporté par Indurain. Je me suis remis en question.

C’est-à-dire ?

La suite après cette publicité

Je me suis dit : « Bon, la montagne, je maîtrise. En revanche, je ne peux plus perdre autant de temps sur un chrono. » Je ne l’avais pas travaillé du tout. Je me suis mis à collaborer notamment avec Armel André [un spécialiste de l’ergonomie]. 

En 1994, vous remportez aussi votre première étape de montagne, entre Lourdes et Luz Ardiden. Vous étiez dans l’échappée et vous avez lâché votre dernier adversaire, un Espagnol. Racontez…

Oui, j’étais avec Laudelino Cubino dans la montée de La Mongie. Je jette un regard furtif. Je vois le cardiofréquencemètre qu’il porte au poignet. Il est à plus de 180 pulsations par minute. Je me dis : « Put…, il est à fond. » J’étais fatigué, mais j’ai bluffé en accélérant sur 50 mètres. Il a craqué. Je suis parti seul, il restait 40 kilomètres et j’ai gagné.

Parmi vos autres maillots à pois (1995, 1996, 1997, 1999, 2003 et 2004), lesquels vous ont marqué ?

Quand je reviens après l’affaire Festina. Je me posais des questions, j’avais des hauts et des bas. Quand tu es éloigné du peloton pendant un an, tu n’as plus la forme. [Relaxé à l’issue de ce procès pour dopage en 2000, il est néanmoins suspendu une saison et ne participe pas au Tour 2001.]

« Le mieux, c’est de gagner le 14 juillet »

En plus, c’est Laurent Jalabert qui l’avait porté. Je lui avais dit comment aller le chercher. Je l’avais conseillé. Je suis revenu en 2002 et j’ai gagné l’étape du Ventoux. En 2003, j’étais très fier de ramener le maillot pour la sixième fois à Paris, puis à une dernière reprise en 2004.

Pour vous, le maillot 2003 est-il plus important que celui de 1999 ? Je rappelle qu’en 1998, lorsque l’affaire Festina éclate, votre équipe est exclue et que vous revenez sur le Tour 99 sous les couleurs de Polti…

C’était différent. En 1999, j’étais revanchard. Je voulais montrer que cette tunique était toujours la mienne. Je n’ai pas visé le classement général. J’étais électron libre pour aller chercher les pois.

Marco Pantani, qui était l’un de vos adversaires en montagne, n’a jamais eu ce maillot, ne serait-ce qu’une journée. Est-ce surprenant ?

Son problème c’est que j’étais là [rire]. Je rappelle que Marco Pantani a gagné le Tour l’année où j’étais absent [en 1998]. Sur la Grande Boucle, il a toujours fini derrière moi au classement général [sauf en 1994, où il est 3e]. Il courait pour faire le dernier col en tête, moi je prenais les points en partant à l’assaut des cols du premier jusqu’au dernier !

Car pour rapporter le maillot à pois, ce sont des calculs d’apothicaire…

Quand tu analyses le parcours, il faut cocher les journées où tu dois obligatoirement être devant pour récupérer le plus de points possibles. Il ne faut pas se disperser dans les petites montées, il faut se concentrer sur celles qui en rapportent le plus.

Remporter une étape avec le maillot à pois, comme en 1995 à Cauterets et en 1997 à Courchevel, est-ce une émotion supplémentaire ?

Le mieux, c’est de gagner le 14 juillet [en 2004, Richard Virenque s’impose à Saint-Flour le jour de la fête nationale et s’empare du maillot de meilleur grimpeur]. J’ai eu la chance aussi de gagner une étape à Morzine et de revêtir le jaune et les pois, lors du Tour du centenaire en 2003.

À lire aussi
Tour de France 2025 : pourquoi les chutes se multiplient et que faire pour les éviter ?

C’était vraiment particulier. En 1992, j’avais le vert et les pois, mais l’organisation m’avait obligé à porter le vert. J’étais très fâché, ce n’était pas ma couleur !

Quel grimpeur vous a inspiré ?

J’étais impressionné par le Néerlandais Gert-Jan Theunisse. Avec ses longs cheveux et son gabarit imposant, il me faisait penser à la bande dessinée Rahan. Avec son maillot à pois [en 1989], il me faisait rêver.

Après vous, ce maillot a été gagné par Charteau (2010), Voeckler (2012), Barguil (2017), Alaphilippe (2018) et, enfin, Bardet (2019). Est-ce une tunique très française ?

Je ne sais pas si c’est grâce ou à cause de moi, mais j’ai donné le ton en remportant si souvent ce maillot. Je lui ai apporté sa popularité.

Dans la génération actuelle, Lenny Martinez a-t-il le meilleur potentiel ?

Il faut qu’il se lance dans le combat et les échappées. On verra s’il en est capable. C’est un bon puncheur, il est malin. En tout cas, ça rendrait fier son grand-père [Mariano Martinez, qui l’a eu en 1978].

Vous détenez un autre record : vous l’avez porté pendant 78 étapes…

Je l’ai même davantage porté. Parce qu’ils n’ont pas comptabilisé les jours où j’avais une autre couleur. Je suis à plus de 80 jours à pois !

Il vous en reste encore beaucoup ?

Il n’y a pas un mois qui passe sans qu’on m’en demande un ! Quand je travaillais sur le Tour de France, notamment pour le sponsor du maillot à pois, j’en récupérais toujours une quinzaine. Ils me tenaient toute l’année. Maintenant que je ne suis plus ambassadeur, le stock est vide.

À lire aussi
Tour de France 2025 : comment les gendarmes assurent la sécurité sur 3 300 km

Mais vous avez encore des maillots personnels ?

Oui. Il y en a même un dans le musée de Louis Nicollin à Montpellier. C’était un ami et je lui en avais prêté un. [Le président du club de football héraultais est décédé en 2017.]

Malgré les années qui passent, le public vous associe-t-il encore beaucoup aux pois rouges ?

Plus que plus que jamais. Les gens me sollicitent et me remercient pour mes échappées. Je suis catalogué comme le coureur du maillot à pois.


À lire : 50 ans de maillot à pois, Serge Laget, Hugo Sport, préface de Richard Virenque.

Source : Lire Plus

Article précédent

«Tout mon soutien à Gisèle Pelicot» : Sophia Aram recadre Aymeric Caron après son commentaire méprisant sur la Légion d’honneur

Article suivant

EN DIRECT - 14 Juillet : suivez le défilé militaire sur les Champs-Élysées

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Next Post
EN DIRECT – 14 Juillet : suivez le défilé militaire sur les Champs-Élysées

EN DIRECT - 14 Juillet : suivez le défilé militaire sur les Champs-Élysées

Related Posts

Rennes : Une femme décède dans l’incendie de son appartement, son fils gravement brûlé
Auto

Rennes : Une femme décède dans l’incendie de son appartement, son fils gravement brûlé

26 Nov 2025
Discours de Philippe de Villiers, Harmonie Comyn ovationnée… Ce qu’il faut retenir de la soirée «Face à vous» au Dôme de Paris
Auto

Discours de Philippe de Villiers, Harmonie Comyn ovationnée… Ce qu’il faut retenir de la soirée «Face à vous» au Dôme de Paris

26 Nov 2025
Terrorisme : le christianisme reste la cible privilégiée des djihadistes, souligne une note de la DGSI
Auto

Terrorisme : le christianisme reste la cible privilégiée des djihadistes, souligne une note de la DGSI

26 Nov 2025
Islamisme : les chrétiens sont devenus une cible privilégiée, alerte la DGSI
Auto

Islamisme : les chrétiens sont devenus une cible privilégiée, alerte la DGSI

26 Nov 2025
Auto

Seine-Saint-Denis : La mère du narco qui est sorti en permission interpellée le même jour

26 Nov 2025
Menaces de mort et de viols, surveillance… Des dealers font fuir des travailleurs sociaux à Marseille
Auto

Menaces de mort et de viols, surveillance… Des dealers font fuir des travailleurs sociaux à Marseille

26 Nov 2025



Urgence France

©2020 France Alerte

Aller plus loin

  • Contact
  • Mentions légales
Paramètres de Gestion de la Confidentialité

Suivez-nous

No Result
View All Result
  • Accueil

©2020 France Alerte

Login to your account below

Forgotten Password?

Fill the forms bellow to register

All fields are required. Log In

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Vous avez choisi de refuser le consentement des cookies. Ce site totalement gratuit depuis sa création et a pour vocation de le rester. En nous empêchant de diffuser de la publicité ciblée, vous ne permettez plus au site de vivre.

Nous vous proposons donc de revoir votre choix et d'accepter les cookies en cliquant ici afin de reprendre une navigation adaptée.

Merci à vous