Leur voyage devait marquer un nouveau départ. Il s’est transformé en drame. Le 19 juin dernier, un bouledogue français de 4 ans a été retrouvé mort dans la soute d’un avion alors qu’il devait s’envoler avec sa famille pour une nouvelle vie en Martinique, rapporte France 3 Grand Est. La maîtresse du chien a décidé de porter plainte, précise Le Parisien.
« Pour nous, il était clair que si on ne pouvait pas emmener Ewok, on ne partait pas », a confié sa propriétaire au quotidien francilien. Selon elle, les températures étaient élevées ce jour-là. L’avion, opéré par Corsair, avait finalement été remplacé après avoir pris plus de deux heures de retard. Un laps de temps pendant lequel l’animal était resté en soute, dans sa cage de transport. « J’ai entendu mon nom dans les haut-parleurs, a ajouté sa propriétaire. Un gendarme est venu me chercher et m’a dit qu’il était mort. Je lui ai dit que ce n’était pas possible. »
« Pas une goutte d’eau »
D’après nos confrères, Ewok avait été confié tôt le matin à la société chargée du fret, conformément aux procédures en vigueur. Ce chien appartenait à une race brachycéphale, réputée fragile et souvent refusée par les compagnies. En l’occurrence, Corsair n’accepte ce type de transport qu’en cas de déménagement justifié et contre signature d’une décharge.
« Quand on a échangé au sujet des conditions de transport, nos interlocuteurs se sont montrés très rassurants sur le fait qu’il aurait de l’eau, qu’il serait au frais », a indiqué la propriétaire du chien. Or selon elle, « il n’y avait pas une goutte d’eau dans sa gamelle quand on l’a découvert ». Elle affirme également qu’il n’y avait pas de climatisation dans l’avion.
Une pétition en ligne
Des accusations que la compagnie réfute : « Dans ce cas précis, toutes les procédures ont été scrupuleusement respectées […] Aucune anomalie technique, climatique ou opérationnelle n’a été relevée. » Corsair évoque « une issue tragique » liée à la « fragilité individuelle » de l’animal, précisant qu’aucun autre incident n’a été constaté.
La compagnie a finalement pris en charge l’incinération du chien et l’acheminement de ses cendres en Martinique, où la famille est partie le jour même. Une plainte a ensuite été déposée dès son arrivée sur l’île. Lancée par l’association Fly Together, une pétition en ligne demandant « justice » pour Ewok a d’ores et déjà recueilli plus de 27.000 signatures.






