Il n’est pas écrit qu’il soit le bienvenu à la fête des voisins. Des habitants d’une résidence disposant d’une voie privée fermée par une barrière, comme il en existe de nombreuses à Marseille, se plaignent de recevoir de multiples amendes pour « stationnement gênant » depuis qu’un policier y a emménagé.
Près d’une soixantaine de PV ont ainsi été distribués à certains habitants de « Cap Vista » dans le 14e arrondissement de Marseille, rapporte notamment France 3. Deux des habitantes de la résidence sont allées porter plainte pour ce qu’elles estiment être du harcèlement et depuis, ces mises à l’amende intempestives se sont arrêtées, assurent-elles à la télévision publique.
Reste que légalement, ce policier est tout à fait habilité à dresser de tels procès-verbaux, quand bien même il s’agit d’une voie privée, le Code de la route s’appliquant les voies ouvertes à la circulation publique, y compris donc s’il s’agit de voies privées. Un policier, même hors-service, peut également parfaitement constater des infractions.
Et les habitants ne contestent pas se garer sur des places sans marquage au sol. Ils contestent en revanche le caractère gênant de ces stationnements qui n’entravent pas la circulation, et qui ont toujours été d’usage jusqu’à ce que ce nouveau voisin s’installe. Des demandes de marquages au sol ont déjà été faites auprès des services de voiries, mais ceux-ci n’interviennent pas sur les routes privées. Une demande a été faite auprès de leur syndic.
Cette histoire n’est pas sans rappeler une précédente, à Marseille déjà, où un habitant résident d’une impasse avait contesté en justice une vingtaine de PV de stationnement dressé par une policière voisine. Fin 2024, le tribunal avait prononcé 20 relaxes et trois dispenses de peine pour ce monsieur.






