
Régulièrement, la presse se fait le relais de nouvelles sordides concernant des sévices – notamment sexuels – infligés à des enfants en France. C’est par exemple l’ouvrage des journalistes Nadège Hubert et Claude Ardid, À cœurs perdus, publié en février dernier, qui plonge dans l’enfer de la prostitution des mineurs et rappelle que les petites victimes se recrutent trop souvent dans les foyers de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Publicité
La suite après cette publicité
C’est plus récemment encore, début juillet, la condamnation de l’ancien directeur du conseil départemental du Pas-de-Calais pour détention d’images pédopornographiques. Il était, entre autres, responsable de l’ASE dans son département… À chaque fois, le rôle, les suivis, l’accompagnement, les contrôles de l’institution – jugée « dans le gouffre » par la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance – sont interrogés.
Il encourt la perpétuité avec quatre autres complices présumés de ses séances de torture et de barbarie
Ces derniers jours, une histoire plus sordide encore que ce qu’un esprit sain peut imaginer a défrayé la chronique. Et la protection de l’enfance comme institution s’y retrouve mêlée. Il y a quelques mois, la presse annonçait l’arrestation d’un militant engagé, dans sa petite ville bretonne, au service de la cause LGBT, contre les violences intrafamiliales, ou encore au sein de LFI – qui s’en est immédiatement détachée. On découvrait l’horreur derrière cette arrestation : viols collectifs en réseau de très jeunes mineurs initialement placés au domicile du suspect au titre de la protection.
Cet homme, Pierre-Alain Cottineau, avait obtenu, en décembre 2023, l’agrément nécessaire à l’accueil à domicile d’enfants en bas âge. Son casier judiciaire était évidemment vierge, c’est obligatoire. Et son nom n’apparaissait dans aucun des fichiers qui tentent de traquer la dangerosité potentielle des uns et des autres. Mais Le Parisien ajoute aux détails diaboliques de ces agressions une information glaçante : le mis en cause aurait été signalé par sa propre mère aux services de la Protection maternelle et infantile (PMI) vers « 2007 ou 2008 », après une agression sexuelle commise sur un enfant âgé de 4 ans que cette femme, assistante maternelle à domicile, accueillait alors. Son fils n’avait que 15 ans, et cette information n’a eu aucune conséquence.
Il en a aujourd’hui 32, et encourt la perpétuité avec quatre autres complices présumés de ses séances de torture et de barbarie : Guillaume, 37 ans, originaire de Cholet ; Frédéric, 38 ans, habitant la Seine-Saint-Denis comme Kevin, 32 ans ; mais également Alain, un Belge de 53 ans déjà condamné en 2015 pour viol sur mineur.
La suite après cette publicité
C’est le seul que la justice connaissait, mais Frédéric avait déjà fait l’objet d’un signalement pour téléchargement de contenus pédopornographiques. Tous ont répondu aux appels de Pierre-Alain Cottineau, qui proposait sur les réseaux sociaux, sans aucune contrepartie, de venir violer collectivement les tout-petits dont il avait la charge.
Source : Lire Plus






