
Les armes tonnent de nouveau au Proche-Orient. Mercredi 16 juillet, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé une « cible militaire » dans la zone du palais présidentiel syrien à Damas, après avoir visé plus tôt le quartier général de l’armée dans la capitale. Le complexe militaire, dominant la place des Omeyyades, a subi d’importants dégâts : une aile d’un bâtiment de quatre étages a été détruite. Le quartier est resté désert, à l’exception de véhicules militaires et d’ambulances. Selon le ministère syrien de la Santé, ces bombardements ont causé la mort d’au moins trois personnes et fait 34 blessés – un bilan provisoire.
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Par ailleurs, l’armée israélienne procède au redéploiement d’une division engagée actuellement à Gaza vers sa frontière nord avec la Syrie, a indiqué une source militaire à l’AFP.
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Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti mercredi la Syrie qu’« après les signaux lancés, viennent les coups douloureux ». Il a promis que l’armée israélienne « opérerait avec force » dans la région de Soueïda, dans le sud du pays, « pour éliminer les forces qui ont attaqué les Druzes jusqu’à leur retrait complet ».
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Tensions et violences à Soueïda
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Depuis dimanche, la région de Soueïda est le théâtre de violents affrontements entre combattants druzes, une minorité religieuse répartie entre Israël, le Liban et la Syrie, et les forces gouvernementales syriennes. Ces combats ont fait plus de 300 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ce bilan inclut 69 combattants druzes, 40 civils druzes, 165 membres des forces de sécurité syriennes ainsi que plusieurs combattants bédouins, et ce malgré un premier cessez-le-feu proclamé mardi.
« Bandes armées »
Les combats ont pourtant repris mercredi, avant qu’un nouvel accord de cessez-le-feu soit annoncé à Soueïda, comprenant notamment le déploiement de barrages de sécurité et la création d’un comité mixte entre autorités syriennes et chefs religieux druzes chargé de surveiller sa mise en œuvre. Cet accord a cependant été rejeté par le cheikh Hikmat al-Hejri, leader influent de la communauté druze, qui qualifie le gouvernement syrien de « bandes armées » et appelle la communauté internationale à intervenir.
Des réactions en cascade
La présidence syrienne a réagi dans un communiqué, condamnant « fermement ces actes honteux » et affirmant son « engagement total à enquêter sur tous les événements concernés et à punir tous ceux qui y sont impliqués ».
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa « vive préoccupation », appelant à « l’arrêt immédiat des affrontements » et à garantir la sécurité des civils dans la région. De son côté, l’Union européenne a qualifié la situation d’« alarmante », exhortant « toutes les parties » à protéger les populations sans distinction et à respecter la souveraineté syrienne, alors que les frappes israéliennes se multiplient.
Les États-Unis, représentés par le secrétaire d’État Marco Rubio, ont affirmé discuter avec « toutes les parties concernées » dans l’espoir d’une résolution pacifique. Ils ont insisté sur la nécessité que les combats cessent au plus vite et ont déclaré être « très préoccupés » par ces nouvelles frappes israéliennes.
Enfin, le ministère turc des Affaires étrangères a condamné les attaques israéliennes, estimant que les frappes menées dans le centre de Damas visent à « saboter les efforts de la Syrie pour assurer la paix, la stabilité et la sécurité » dans la région.
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