
Clap de fin pour l’armée française à Dakar. Quelques mois après l’annonce officielle, c’est ce jeudi 17 juillet que les éléments français au Sénégal (EFS) restituent à leurs homologues sénégalais le camp Geille, situé au cœur de la capitale. Un événement hautement symbolique : c’est la dernière base militaire tricolore en Afrique de l’Ouest qui ferme aujourd’hui.
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Les EFS comprenaient environ 350 militaires dont la mission principale était de conduire des activités de partenariat opérationnel avec les forces armées sénégalaises. Le retrait français avait été entamé en mars dernier et plusieurs installations avaient déjà été remises depuis le début de ce processus.
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En novembre dernier, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avait déclaré vouloir mettre fin à la présence militaire française, alors même que Paris envisageait déjà une réduction progressive de ses effectifs. « La souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires », avait-il affirmé, insistant sur la nécessité pour la France d’envisager des partenariats dépourvus de toute dimension militaire, à l’image de ceux conclus avec des puissances comme la Chine. Ainsi, le retrait a commencé en mars et plusieurs infrastructures ont déjà été transférées par l’armée française.
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En 2025, la France dispose d’une seule base en Afrique
La présence militaire française au Sénégal reposait depuis 1960 sur des accords de défense et de coopération bilatéraux, avec un « appui à la construction » de l’armée sénégalaise entre 1960 et 1974. Après son indépendance, le Sénégal était resté l’un des alliés africains les plus fiables de la France, ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest.
Ce départ s’inscrit dans une tendance de fond : depuis 2022, après des prises de pouvoir par des putschs ou des juntes, plusieurs pays africains ont décidé de tourner la page de la coopération militaire avec la France, souvent sur fond de rejet de son influence historique.
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Tout a commencé au Mali, en 2013, où Paris avait été perçu comme un allié indispensable dans la lutte contre les groupes djihadistes lors des opérations Serval et Barkhane. Ces interventions ont cependant fini par cristalliser des tensions entre Paris et Bamako, après près de dix ans de présence française.
Après le Mali, l’armée française a mis fin à sa présence permanente en République centrafricaine, au Burkina Faso, au Niger, au Tchad et au Gabon, où sa base s’est transformée en un « camp partagé » gabono-français, axé sur la formation. En Afrique, la France dispose toujours d’une base à Djibouti, où sont stationnés 1 500 militaires.
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