
La proposition de François Bayrou de supprimer des jours fériés ne fait pas l’unanimité à Orléans. Dans le but de réaliser 43,8 milliards d’économies, le Premier ministre propose notamment de se passer du lundi de Pâques et du 8-Mai. Une idée qui fait bondir deux anciens maires d’Orléans, Olivier Carré et Jean-Pierre Sueur, ainsi que l’actuel édile divers droite, Serge Grouard.
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Dans une lettre adressée au chef du gouvernement ce vendredi 18 juillet, que le JDD a pu consulter, ils réclament la sauvegarde de la fête de la Victoire de 1945 : « Nous vous demandons de reconsidérer la suppression du jour férié du 8 mai, en particulier parce qu’elle risquerait d’affaiblir la portée des fêtes johanniques et, au-delà, de mettre à mal un moment de cohésion, de mémoire et d’identité nationale. »
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Si le 8 mai 1945 marque « la victoire contre le nazisme, la fin de la Seconde Guerre mondiale sur le sol européen », un « jalon essentiel de notre mémoire collective, porteur de valeur de résistance, de liberté et de paix », les auteurs de la missive rappellent que ce jour représente également un symbole à part entière pour la ville d’Orléans : les fêtes de Jeanne d’Arc. Ces célébrations rassemblent « plus de 150 000 personnes venues de toute la France et même de l’étranger » et « incarnent ce lien rare entre l’histoire, la République et la jeunesse ».
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Les trois signataires rappellent également la loi votée par l’Assemblée nationale en 1920 en faveur du jour férié le 8 mai : « Ce texte, toujours en vigueur, confère à cette célébration le statut de fête nationale, en reconnaissance de l’importance de la délivrance d’Orléans en 1429 et de sa portée pour l’histoire de notre pays. » Insistant sur le fait que cette fête nous « rassemble », les auteurs de la lettre se disent « convaincus que l’Histoire peut parfois servir de guide dans les décisions du présent ».
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