
Les communistes derrière les barreaux ? Le président de la République tchèque, Petr Pavel, semble en tout cas aller dans ce sens. Ce jeudi 17 juillet, le chef de l’État a signé un amendement au Code pénal du pays visant à criminaliser la promotion de l’idéologie communiste, relate le média européen Euractiv.
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Des peines de prison sont ainsi prévues au même titre que pour la propagande nazie. Un individu qui « crée, soutient ou promeut des mouvements nazis, communistes ou autres qui visent manifestement à supprimer les droits de l’Homme et les libertés ou à inciter à la haine raciale, ethnique, nationale, religieuse ou fondée sur la classe sociale », encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. La signature de cet amendement intervient après une demande de longue date de plusieurs institutions, dont l’Institut pour l’étude des régimes totalitaires.
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Aucune précision n’a été donnée sur l’avenir du Parti communiste de Bohême et Moravie (KSČM), qui dénonce cette mesure, y voyant une « nouvelle tentative ratée visant à pousser le KSČM hors de la légalité et à intimider les détracteurs du régime actuel », fustige le groupe dirigé par l’eurodéputée Kateřina Konečná. Si le parti n’a plus aucun élu au Parlement, il se hisse petit à petit dans certains sondages, qui lui attribuent 5 % d’intentions de vote. Un score suffisant pour envoyer de nouveaux députés au palais Thun de Prague.
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