
Chose promise, chose due. Les députés de droite et nationalistes portugais ont voté, ce mercredi 17 juillet, un ensemble de mesures restreignant l’accès au pays pour les étrangers, conformément au virage identitaire et sécuritaire promis lors des élections en mai dernier, rapporte l’AFP. Les visas de recherche d’emploi ne seront plus accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial seront plus exigeantes.
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Les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré, ne bénéficieront plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Le Parlement a également voté la création d’une nouvelle unité au sein de la police nationale, chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière.
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En revanche, le troisième volet du paquet législatif consacré à la politique migratoire est encore en pourparlers. Il vise notamment à restreindre les conditions d’accès à la nationalité portugaise. En raison de doutes portant sur la légalité de certaines dispositions, il fera l’objet de tractations parlementaires.
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« Pendant des années, le Parti socialiste a promu une politique de portes grandes ouvertes »
Ces mesures étaient plébiscitées par la coalition gouvernementale de droite, soutenue par le parti nationaliste Chega, devenu la deuxième force politique du pays. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le Premier ministre Luis Montenegro avait déjà pris une première disposition visant à restreindre les règles pour s’installer au Portugal, qui étaient parmi les plus libérales du continent sous le précédent gouvernement socialiste.
Fin 2024, le pays ibérique comptait 1,55 million d’étrangers. Un nombre quatre fois plus élevé qu’en 2017, correspondant à environ 15 % de sa population. « Pendant des années, le Parti socialiste a promu une politique de portes grandes ouvertes, sans aucun critère […] Il faut rapidement corriger cette irresponsabilité », avait martelé en milieu de semaine la députée de Chega Vanessa Barata. De son côté, l’élu socialiste Pedro Delgado Alves a accusé le gouvernement d’avoir « choisi son partenaire » et de s’être laissé « séquestrer par l’extrême droite ».
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