
Un tweet qui crée des remous. Ce dimanche 20 juillet, le député LFI Antoine Léaument a partagé un article publié dans l’Est Républicain, titré : « Alcoolisé et énervé, il sort une arme au drive de Burger King ». Un fait divers qu’il utilise pour mettre en lumière le lien entre alcool et délinquance, tout en écartant les autres facteurs liés aux questions de sécurité.
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« Un jour, peut-être, on aura un débat public sérieux sur la question et on parlera de la place de l’alcool dans la criminalité et la délinquance », écrit l’élu de l’Essonne sur X. « Mais bon, pour ça, il faudrait que médias et politiques arrêtent de répéter les idioties venues du RN sur les questions de sécurité », poursuit-il.
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Ce message a rapidement suscité l’ire de nombreux internautes. « Allez faire un tour à Béziers, Limoges ou Nîmes. Il ne semble pas que ce soit l’alcool qui inspire les délinquants des quartiers », assène un utilisateur sur X, alors que ces trois villes ont été touchées par des émeutes urbaines ces derniers jours.
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Un autre utilisateur dénonce un double discours du parti mélenchoniste, favorable à la légalisation du cannabis tout en pointant l’alcool comme fléau. « En gros, ce député de la nation vous parle de l’alcool qui est un fléau, mais il est pour la légalisation d’une drogue, le cannabis. Peur de rien ces Insoumis », raille-t-il.
Pour autant, l’alcool apparaît bien comme un facteur significatif dans les faits de délinquance. Selon une enquête de victimisation publiée fin 2023 par le ministre de l’Intérieur et citée par Le Monde, 27 % des personnes victimes de violences physiques estimaient que leurs agresseurs étaient sous l’emprise de l’alcool ou de drogue. De son côté, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) a retenu le chiffre de 30 à 40 % des cas de condamnations pour violences dans lesquels l’alcool serait impliqué.
Mais si l’alcool joue un rôle certain dans les problématiques de sécurité, il n’en est bien sûr pas l’unique facteur. L’immigration, entre autres, a elle aussi un impact significatif : à Paris, Lyon et Marseille, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, cités par Marc Vanguard, les étrangers représentent entre 40 et 55 % des mis en cause dans la délinquance, alors qu’ils ne représentent que 10 à 15 % de la population de ces villes.
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