
Face à la multiplication des menaces visant les élus ayant voté en faveur de la loi Duplomb, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a appelé les procureurs de la République à la plus « grande fermeté », selon France Info. Ces derniers sont sommés de systématiser les poursuites pénales à ce sujet et à mettre en place un accompagnement individuel en soutien aux élus intimidés.
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Plusieurs députés, dont l’ancien vice-président des Républicains, Aurélien Pradié, ont été la cible d’une vive animosité. Le député de la 1re circonscription du Lot rapporte à Actu.fr avoir reçu des « milliers de courriers remplis d’insultes »,dont des « menaces de mort ». De même, la députée MoDem Delphine Lingemann a vu sa permanence d’Aubière placardée. « Voici les députées et députés qui ont voté pour la loi Duplomb, le vivant les jugera », était-il affiché samedi dernier, sur le local parlementaire de la commune auvergnate, à côté de photos des 315 élus ayant validé le texte.
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Adoptée le 8 juillet par l’Assemblée nationale, la loi Duplomb ne cesse d’attiser le débat public. Une pétition contre ce texte, qui prévoit notamment la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide interdit en France depuis 2018, a franchi ce lundi 21 juillet le cap du million de signatures. Au-delà des écologistes et de nombreuses ONG de défense de l’environnement et de protection de la santé, des célébrités comme Pierre Niney, Hugo Clément, Lucie Lucas ou encore Julien Doré sont montées au créneau.
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Une mobilisation « instrumentalisée par l’extrême gauche et par les écologistes », selon Laurent Duplomb, le sénateur LR auteur du texte. « Je ne suis pas sûr que si elle n’avait pas été instrumentalisée, les Français se seraient saisis de cette pétition de façon spontanée et auraient autant signé », a fait valoir l’ancien président de la chambre d’agriculture de la Haute-Loire.
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