
Une erreur qui pourrait coûter cher. Un ressortissant algérien en situation irrégulière a été relâché dans la nature ce samedi 19 juillet alors qu’il devait rester en rétention au moins jusqu’au 4 août. Le personnel du centre de rétention administratif du Canet, à Marseille, a confondu deux détenus, rapporte Valeurs actuelles. Résultat : Abdelkader L. a été libéré à la place de son camarade tunisien Aziz L.
Publicité
D’abord incarcéré à la prison des Baumettes pour son implication dans un trafic de stupéfiants local, il avait ensuite été placé en CRA en raison de son profil TOP – trouble à l’ordre public. Visé par une OQTF et une interdiction de retour pendant deux ans, l’individu est désormais activement recherché.
La suite après cette publicité
Pour rappel, sur 140 000 OQTF délivrées en 2024, seules 20 000 ont été exécutées. Dans le cas d’Abdelkader L., la France pourrait bien essuyer un échec. Même s’il venait à être retrouvé rapidement, rien ne garantit qu’il regagne son pays.
La suite après cette publicité
L’Algérie refuse toujours d’accepter le retour ses propres ressortissants sur son territoire lorsqu’ils sont expulsés de l’autre côté de la mer Méditerranée. La Police aux frontières (PAF) en a fait l’expérience, jeudi dernier, après qu’un individu connu pour sa radicalisation islamiste s’est vu refuser l’entrée sur le territoire algérien.
Un nouveau camouflet dans l’interminable conflit diplomatique opposant Alger à Paris, lié notamment à la position française sur le Sahara occidental et à l’arrestation en Algérie de l’écrivain Boualem Sansal. Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, prône la fin de la « diplomatie molle » et milite pour que la France hausse le ton face au manque de coopération des autorités algériennes.
Source : Lire Plus






