
Une catastrophe annoncée… ou falsifiée ? Le fondateur du Forum économique mondial (WEF), qui tient chaque année sa célèbre conférence à Davos, est accusé d’avoir délibérément modifié un rapport interne pour faire passer le Brexit pour un échec, selon les révélations du Telegraph. Dans le rapport sur la compétitivité mondiale publié en 2017, le Royaume-Uni devait initialement passer de la 7ᵉ à la 4ᵉ place grâce à un changement de méthodologie. Mais Klaus Schwab, alors âgé de 87 ans, aurait écrit à ses équipes que le pays « ne doit montrer aucune amélioration », car cela serait « exploité par le camp pro-Brexit ». Le classement final avait donc rétrogradé Londres à la 8ᵉ place.
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À l’époque, le Royaume-Uni avait voté sa sortie de l’Union européenne, mais ne l’avait pas encore mise en œuvre. Le rapport estimait que le Brexit n’avait pas encore eu d’effet mesurable, tout en prévenant qu’il risquait de nuire à la compétitivité britannique : « Le Brexit… affaiblira par définition le marché du Royaume-Uni à mesure que son intégration avec l’UE sera réduite ».
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« Une manipulation perverse »
Selon le quotidien britannique, qui s’est appuyé sur une enquête interne du WEF et des documents obtenus par le journal suisse SonntagsZeitung, Klaus Schwab serait également intervenu sur un autre dossier. « Nous devons protéger notre relation avec l’Inde avant Davos 2019 », aurait-il déclaré, avant de s’assurer que le pays asiatique ne recule que d’un rang et non de vingt comme il aurait dû le faire.
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« C’est rare d’avoir des preuves aussi claires de l’hostilité de l’establishment mondial envers le Brexit »
Depuis ces révélations, les critiques pleuvent au Royaume-Uni. « Le fait qu’une figure aussi influente dans les affaires géopolitiques ait conspiré et manipulé des informations contre le Brexit est une tache sur la réputation du WEF », a réagi Priti Patel, fervente partisane du Brexit et Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du cabinet fantôme, dénonçant des pratiques « antidémocratiques » et « une manipulation perverse des processus » visant à « nuire à la réputation du Royaume-Uni ».
Même ton du côté de Nigel Farage, leader de Reform UK : « Toutes les théories du complot sur Klaus Schwab s’avèrent vraies. C’est un manipulateur globaliste dangereux ». Et Richard Tice, son numéro deux, d’ajouter : « Pas surprenant que le WEF ait faussé les données pour empêcher la souveraineté d’apparaître comme bénéfique ».
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De multiples accusations
L’ancien négociateur du Brexit, Lord Frost, a également commenté l’affaire. « C’est rare d’avoir des preuves aussi claires de l’hostilité de l’establishment mondial envers le Brexit. Cela montre à quel point la méfiance envers l’indépendance nationale est enracinée », s’est-il insurgé, critiquant au passage le Parti travailliste, accusé de poursuivre une logique « d’idéologie avant les faits » quant à son engagement contre le Brexit.
Accusé d’avoir manipulé des recherches, détourné des fonds et adressé des remarques déplacées à de jeunes employés, Klaus Schwab est également soupçonné d’avoir engagé des frais à hauteur de 836 000 livres sterling avec son épouse Hilde, sans lien clair avec les activités du WEF. « Je me sens trompé », a-t-il déclaré dimanche auprès du SonntagsZeitung, après que l’enquête interne a fuité dans la presse. « Je ne suis plus disponible pour d’autres investigations », a-t-il fait savoir, estimant que l’accord de confidentialité établi avec le conseil du WEF avait été rompu.
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