Une scène inhabituelle s’est produite ce mardi à Palma de Majorque (Espagne), dans les îles Baléares. D’après The Independent, une touriste de 85 ans se baignait tranquillement lorsqu’elle a été victime d’une attaque de poisson en fin de matinée. Terrorisée, elle s’est ruée hors de l’eau, laissant voir une plaie sanglante au niveau de son mollet gauche.
D’après les informations de nos confrères, cette hémorragie aurait été aggravée par le traitement anticoagulant que suivait l’octogénaire. Grièvement blessée, cette dernière a été transportée en urgence à la clinique privée Rotger de Palma. Selon les autorités locales, la peau de la vacancière a été arrachée, mais ses tissus musculaires n’ont pas été touchés.
La plage évacuée
Cet incident peu commun a provoqué la fermeture temporaire de la plage, de 12h15 à 14h30. Les secouristes ont évacué les baigneurs, hissé le drapeau rouge et entamé des recherches pour tenter de localiser l’animal à l’origine de l’attaque. Le poisson responsable n’a toutefois pas été retrouvé et les autorités ont levé l’alerte en début d’après-midi.
Les premiers soupçons ont d’abord porté sur un requin. Une piste rapidement écartée après analyse de la blessure. « La morsure ne présentait aucune trace de dents », ont indiqué les experts. Selon Aniol Esteban, spécialiste en biodiversité marine, il pourrait s’agir d’un tassergal, un poisson prédateur très fréquent en Méditerranée pendant l’été. Un baliste, espèce également agressive lorsqu’elle est menacée, a également été évoqué.
« Je n’avais jamais rien vu de tel »
Interrogée par le média local Majorca Daily Bulletin, la maître-nageuse présente sur les lieux a fait part de sa stupeur : « La victime a expliqué avoir été mordue près du rivage. Je n’avais jamais rien vu de tel sur cette plage ; ni morsures ni lacérations de ce genre. » Elle a également souligné que la trousse de secours n’était pas adaptée à une blessure aussi grave, raison pour laquelle elle avait immédiatement lancé l’alerte.
Cet incident rarissime intervient dans un contexte de réchauffement des eaux, qui inciterait certaines espèces à se rapprocher des zones côtières.





