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Liberté d’expression : la France est-elle sur le point de basculer dans un régime de contrôle autoritaire ?



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25 Juil 2025
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Liberté d’expression : la France est-elle sur le point de basculer dans un régime de contrôle autoritaire ?
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Illustration d'un drapeau tricolore français sur un mât, flottant au vent à l'entrée du palais de l'Élysée.

Il est un principe cardinal sans lequel aucun droit ne peut subsister, aucune démocratie ne peut respirer, aucun peuple ne peut s’émanciper : la liberté d’expression. Cette liberté fondamentale commande toutes les autres car comment peut-on défendre ses droits, si on ne peut pas s’exprimer librement ?

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En France, cette liberté s’étiole par étapes depuis des années, avec une accélération récente des plus inquiétantes quant à la conception étriquée qu’en ont nos dirigeants et représentants. Cette dérive n’est plus la pente douce que nous connaissons depuis la loi Pleven de 1972, c’est désormais une glissade rapide vers un contrôle autoritaire. L’étau se resserre dans l’indifférence des élites, des médias et de la population, et avec la complicité active d’une classe politique qui, de la gauche à l’extrême-centre, a fait de l’encadrement de la parole publique un axe structurant de sa stratégie pour garder un pouvoir idéologique et politique qu’elle sent lui échapper.

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La loi Gayssot de 1990 fut l’acte inaugural de cette dérive : une pénalisation du doute historique, pourtant moteur de toute recherche. Puis vint la loi Taubira en 2001, sacralisant un récit historique officiel, verrouillé, non discutable. Ce double verrou est désormais renforcé par les décisions récentes du gouvernement Macron : la loi Avia de 2020 et la proposition d’Aurore Bergé de confier la modération des réseaux sociaux à des associations « antiracistes », qui ne sont bien souvent que les courroies de transmission d’un militantisme de gauche, en sont des exemples inquiétants.

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Système à deux vitesses

Mais trop souvent, derrière la lutte contre les « discours de haine » et la « désinformation », il s’agit concrètement de museler ce qui sort du cadre idéologique dominant. L’arrestation de Pavel Durov, fondateur de Telegram, pour des raisons troubles et juridiquement fragiles, l’ouverture de procédures contre Elon Musk pour avoir refusé de censurer des contenus en France, les procès bâillons à répétition contre Éric Zemmour ou des influenceurs identitaires, la volonté de LFI de restreindre la couverture médiatique des faits divers sous prétexte qu’ils « alimentent l’extrême droite », sont autant de signaux alarmants d’une tolérance de plus en plus grande pour la surveillance de l’expression au nom de principes subjectifs (« haine », « anti-républicain », « désinformation »…) qui laissent une large marge de manœuvre à l’arbitraire des modérateurs et des juges.

C8, chaîne accusée de « manquer de pluralisme »

La fermeture administrative de C8, chaîne accusée de « manquer de pluralisme », alors même que la quasi-totalité des grandes rédactions françaises sont détenues soit par l’État, soit par des oligarques proches du pouvoir (Drahi, Niel, Pigasse, Kretinsky, Saadé…), ou domine à 80 % l’idéologie de gauche, révèle un système à deux vitesses : la liberté pour la gauche et l’extrême gauche, la tolérance sous surveillance pour le centre, l’invisibilisation, une pression inquisitoriale et accusatoire de tous les instants, voire la censure, pour la droite.

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Post-liberté

Pire encore, la récente proposition de LR d’interdire les propos « anti-républicains » parachève cette dérive autoritaire. Qu’est-ce qu’un propos anti-républicain ? Dire que la République n’est plus qu’un simulacre capturé par des technocrates hors-sol ? Qu’on préfère la monarchie ou la démocratie directe ? Faudra-t-il interdire la critique des institutions comme la Justice, le Conseil d’État ou la Cour constitutionnelle ? C’est une folie.

Nous sommes entrés dans une ère de post-liberté. Notre liberté d’expression est désormais en résidence surveillée, avec bracelet électronique. On ne vous jette pas encore en prison comme en Grande-Bretagne, mais on vous efface des réseaux sociaux. On ne vous fait pas taire, on vous démonétise et vous ruine en procès. On ne vous empêche pas de parler, on vous empêche d’être entendu en vous invisibilisant. C’est une censure liquide, douce, insidieuse, mais plus efficace encore, car elle incite à l’auto-censure et se drape dans les habits du « bien », de la « modération » , de la « responsabilité ».

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Face à cette dérive inquiétante, il faut marquer un stop et une rupture claire, une révolution libérale et un retour aux sources démocratiques de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Il faut rétablir une liberté d’expression pleine et entière, comme aux États-Unis avec le Premier Amendement : toute opinion a le droit d’être exprimée, sauf appel explicite à la violence ou à un acte criminel direct et imminent. Tout le reste – blasphème, polémique, révisionnisme, critique virulente du régime, caricature, provocation, radicalité – doit être légal, parce que la démocratie réelle doit pouvoir tout entendre, pour mieux le contester et l’invalider, par le débat et l’argumentation.

L’Histoire le montre : ce n’est jamais la liberté d’expression qui mène au totalitarisme. C’est sa restriction. C’est lorsqu’on interdit certaines idées que l’on crée les conditions d’un pouvoir autoritaire. C’est quand on bâillonne des oppositions qu’elles se radicalisent. À l’inverse, la liberté de parole est un exutoire pacifique, un ferment de vitalité politique, un garde-fou contre l’arbitraire. Une liberté totale qui admet le choc des opinions, même les plus radicales, la polémique, l’outrance parfois – car c’est à ce prix que naît le débat, que mûrissent les idées, que résiste la démocratie.

Le refus clair de toute censure administrative ou politique

Il est temps de rétablir ce droit fondamental dans son intégralité, qui est sa seule forme valable. Cela passe par l’abrogation des lois mémorielles. Par la fin des délits d’opinion. Par l’interdiction des subventions publiques aux associations qui exercent une pression idéologique sur la parole publique. Par la privatisation des médias contrôlés par l’État et le pouvoir politique, car les contribuables n’ont pas à financer des organes de propagande qui cherchent à les rééduquer. Par une libéralisation complète du débat sur Internet. Par le refus clair de toute censure administrative ou politique sur les médias.

Libérer la parole, c’est rendre le pouvoir au peuple. C’est lui permettre de critiquer, de proposer, de contester. C’est le respecter et lui faire confiance. Et c’est le premier acte d’un renouveau démocratique authentique, loin des hypocrisies d’un régime qui prétend lutter contre la haine, mais cultive la peur et la défiance.

Si l’on veut que la France reste une nation libre, il faut commencer par libérer les mots. Parce que sans parole libre, il n’y a ni vérité, ni justice, ni démocratie. Rien que le silence du bâillon.

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