Mahreen Chowdhury, une enseignante de l’école Milestone à Dhaka, la capitale du Bangladesh, est morte ce lundi à l’hôpital après avoir sauvé plusieurs élèves des flammes, rapporte la BBC. L’école s’était embrasée après la chute d’un avion de chasse de l’armée de l’air bangladaise.
Un choc effroyable
L’avion de combat F-7, qui avait décollé de sa base peu après 13 h pour un exercice, aurait subi une panne mécanique avant de percuter un immeuble de deux étages voisin de l’établissement scolaire. La collision a provoqué un incendie qui s’est rapidement propagé.
Comme chaque jour, Mahreen Chowdhury se tenait devant l’école pour accompagner la sortie des élèves lorsque le choc s’est produit. Alors que les flammes commençaient à prendre possession des lieux, l’enseignante a réalisé qu’il restait encore des enfants dans les salles de classe. Sans hésiter, elle s’est précipitée vers les décombres.
20 à 25 élèves sauvés
« J’ai fait de mon mieux pour sortir environ 20 à 25 enfants », a-t-elle confié à son mari, quelques instants avant d’être placée sous respirateur artificiel aux soins intensifs de l’Institut national des brûlés de Dhaka. Elle décédera quelques heures plus tard.
D’après nos confrères, l’enseignante avait été grièvement brûlée sur presque la totalité de son corps. Selon son mari, qui s’est confié à la BBC, elle lui aurait également dit avant d’être placée en soins intensifs : « Ces enfants, ce sont aussi les miens. »
Un jour de deuil national
Mahreen Chowdhury, qui enseignait dans cet établissement depuis 17 ans, fait partie des 31 victimes de ce crash aérien qui a coûté la vie à 25 élèves ainsi qu’au pilote de l’avion. Au total, 160 personnes ont été blessées, dont la plupart étaient âgées de 10 à 15 ans. Beaucoup souffraient de brûlures au kérosène, a précisé un médecin de garde de l’hôpital universitaire Uttara Adhunik.
Selon l’armée de l’air, le pilote aurait tenté de diriger son avion défaillant vers une zone moins fréquentée, sans succès. Il s’agit de l’une des catastrophes aériennes les plus meurtrières que le pays ait connues depuis plusieurs décennies. Une journée de deuil national a été décrétée le lendemain de l’accident, jour où l’enseignante héroïque a été enterrée.






