Ce matin, David Vocat, commandant du centre de secours incendie de Crans-Montana, était l’invité de Jean-Marc Morandini dans “Morandini Live”. Le pompier est intervenu avec ses hommes le soir du réveillon du Nouvel An lors de l’incendie dans le bar Le Constellation.
“Je ne suis pas professionnel, nous sommes tous des pompiers volontaires. La première chose que j’aimerais dire, c’est que je pense à toutes les familles françaises qui ont perdu leurs enfants ou qui ont encore des enfants qui sont dans les hôpitaux de l’Europe entière et qui luttent contre la mort”, a-t-il débuté. Et d’ajouter : “Je pense déjà à eux et puis après, c’est vrai qu’on pense à tous nos pompiers, à tous les jeunes qui nous ont aidés quand même à sauver les autres jeunes. La solidarité a fonctionné”.
“Jamais on ne pourra vivre avec ça, on n’est pas fait pour ça. On n’est pas fait pour la mort, on est fait pour vivre ensemble et là, c’était horrible. Tous ces jeunes qui ont vu ça, je pense à eux parce que ça doit être quelque chose d’inimaginable (…) Un commandant, il ne fait rien sans ses hommes et c’est ça qui est important. Merci de la solidarité que vous nous témoignez et les pompiers, c’est une grande famille. Je vais essayer de me battre pour eux mais je ne sais pas si je vais continuer”, confie David Vocat, toujours sous le choc.
“C’est horrible ce qu’on a vu, c’est horrible. Je respecte les familles et je pense tellement à elles. Quand vous arrivez en plein centre de Crans à une heure et demie et que vous voyez ça, vous vous dites que ce n’est pas possible. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar et je ne sais pas quand est-ce que je vais me réveiller”, déclare le pompier.
Et de conclure : “Je tiens le coup mais je ne sais pas combien de temps. La première chose que j’ai faite ce matin, j’ai dit à mes hommes que je pensais à eux, qu’ils avaient le droit de craquer, qu’on était là pour eux et que la vie, elle ne reprendra plus jamais comme avant. Par contre, il faut qu’ils soient forts. Je suis là pour eux. S’ils ont besoin, je suis là”.







