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Les propriétaires du bar racontent l’horrible incendie qui a tué 40 personnes !



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Christian Longpré by Christian Longpré
10 Jan 2026
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Les propriétaires du bar racontent l’horrible incendie qui a tué 40 personnes !
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Dès les heures qui ont suivi l’incendie et l’explosion qui ont fait 40 morts et 116 blessés, les policiers suisses ont auditionné les deux gérants du bar, Jacques et Jessica Moretti. Selon nos informations, voici le récit de ce qu’ils ont livré séparément face aux enquêteurs.

C’est une image qui a frappé les esprits ce vendredi, jour d’hommage aux victimes: Jessica Moretti, en sanglots, entourée d’une nuée de caméras, et présentant ses excuses pour le drame de Crans-Montana. “Ça s’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, bredouille la quadragénaire. Son mari, Jacques Moretti, n’est pas à ses côtés: la justice a décidé de le placer en détention.

Neuf jours auparavant, le 1er janvier, le couple, propriétaire du bar Le Constellation, avait été entendu pour la première fois depuis le drame par les enquêteurs suisses. Séparément, comme le veut la procédure, mais sans être mis en cause à ce moment-là.

Quand l’audition débute, une dizaine d’heures seulement se sont écoulées depuis l’incendie. Le bilan, encore provisoire, est déjà terrible. Jacques Moretti commence d’ailleurs spontanément par évoquer l’une des victimes, serveuse dans le bar, Cyane Panine, âgée de 24 ans.

“J’ai élevé un enfant comme si c’était le mien, c’était son petit ami. Lui et moi avons tenté de la réanimer pendant plus d’une heure dans la rue près du bar, jusqu’à ce que les secours nous disent que c’était trop tard.”
Jessica Moretti, elle, dira au sujet de la jeune femme: “Cyane était comme ma petite soeur. Elle avait passé Noël avec nous. Je suis dévastée”.

Le récit de la soirée fatidique
Au fil de leurs deux auditions, la soirée se dessine. Une soirée moins agitée que les précédentes, selon Jessica Moretti. Elle arrive sur place à 22h30, son mari, lui, est dans un autre établissement du coin qui leur appartient, le Senso.

“À minuit, il y avait très peu de monde”, explique la gérante. Puis des groupes arrivent au fil de l’eau, portant selon elle à un peu moins d’une centaine le nombre de clients présents. “Je disais justement à Cyane qu’il fallait faire rentrer du monde pour que l’ambiance prenne.”

Arrive alors le moment fatidique, où des serveuses, le visage masqué, juchées sur les épaules de serveurs, amènent à des tables des bouteilles munies de feux de Bengale. “Tout à coup, j’ai senti un mouvement de foule”, rapporte Jessica Moretti.

“J’ai vu de la lumière orange vers l’angle du bar. J’ai tout de suite hurlé: ‘tout le monde sort!’ et j’ai tout de suite pensé à faire appel aux pompiers. Je suis sortie de l’établissement par l’entrée principale, en prenant les escaliers, pour dire à l’agent de sécurité de faire sortir tout le monde. Une fois dehors, j’ai fait le 118. Il était 1h28.”

Jacques Moretti reçoit alors un appel de sa femme. “Je lui ai dit: ‘il y a le feu au Constel, viens vite!’ J’étais dans un état de panique complet, l’appel a duré 11 secondes. Il m’a tout de suite dit qu’il me rejoignait.”
Quand Jessica Moretti part des lieux en voiture
Face aux enquêteurs, Jacques Moretti raconte son arrivée sur place. “Je suis rentré sur la terrasse extérieure. Toutes les baies vitrées étaient ouvertes”, “il y avait beaucoup de monde”. Il dit tenter alors de rentrer à l’intérieur, “mais c’était impossible. Il y avait beaucoup trop de fumée”.

Il fait le tour, avec deux autres personnes, pour aller vers la porte de service, “fermée et verrouillée de l’intérieur, avec un loquet” alors que d’habitude elle ne l’était pas, selon lui. Une issue encore différente de celle de secours située au sous-sol.

“Nous avons forcé et elle a fini par céder en quelques secondes”, rapporte l’homme. Quand la porte craque et s’ouvre, plusieurs personnes sont au sol, inanimées. “Ma belle-fille Cyane faisait partie de ces gens. Nous les avons tirés vers l’extérieur et mis en PLS”, avant de faire des massages cardiaques, dit-il, submergé par l’émotion dans son audition.

Plus d’une heure plus tard, alors que les pompiers sont à pied d’œuvre et que les victimes grandissent en nombre, Jacques Moretti dit à sa femme, très légèrement blessée au bras, de prendre sa voiture et rentrer chez eux, gérer leurs enfants. “Je lui ai dit de ne pas rester pour voir cette tragédie, je voulais la protéger.”

Jessica Moretti s’exécute, et toujours devant les policiers, elle raconte. “Arrivée chez moi, j’étais en panique, dans un état second, mon corps me lâchait”. Son mari, lui, passe la nuit sur place.
La sécurité des lieux remise en question
Dès cette première audition, les enquêteurs décident de questionner le couple sur la sécurité des lieux. Un bar racheté en 2015, avec une capacité maximale de 300 personnes selon lui, qu’il a rénové “de A à Z” pour “le sol, le mobilier, le bar”, y compris la mousse au plafond du sous-sol, qui y était déjà, mais qu’il a remplacé par celle actuelle.

L’électricité et la ventilation avaient été en revanche confiées à des entreprises. Une issue principale, une issue de secours au fond, et les deux indiquées comme telles, assure-t-il, ce que corroborent les photos des travaux que BFMTV s’était procurées. “Le service du feu a effectué deux ou trois contrôles incendie” en dix ans d’exploitation, sans jamais exiger “de demandes de réaménagement ou de modification des lieux”, poursuit-il, précisant qu’il y avait des extincteurs, mais pas de système d’arrosage automatique en cas d’incendie.

Les employés du bars étaient-ils formés à la gestion d’événements tel un incendie dans l’établissement? “Non”, répond le propriétaire. Les enquêteurs les interrogent ensuite sur ces feux de Bengale, bougies scintillantes à l’origine du drame lorsque les étincelles ont touché le plafond en mousse.

Une pratique habituelle et jusqu’alors sans incident “lors des anniversaires des clients par exemple”, avec des feux qui durent “entre 30 et 40 secondes” le temps du trajet entre le bar et la table, “pour éviter que les gens ne se fassent mal”, précise Jacques Moretti. Jessica Moretti confirme de son côté, “nous ne laissons jamais les clients manipuler les scintillants”, “dès qu’ils s’éteignent, nous les prenons et les mettons dans un verre d’eau”.

Pourquoi monter sur les épaules de serveurs et, dès lors, se rapprocher du plafond? “Ce n’était pas la première fois”, mais “ce n’était pas quelque chose qu’on faisait systématiquement”, indique Jessica Moretti. “Je ne les ai jamais empêchés de le faire, mais je ne les ai jamais obligés non plus”.

“C’est le drame de ma vie”
Disent-ils toute la vérité ce matin-là? Interrogés sur l’âge des clients et leur vigilance à ce sujet, Jacques et Jessica Moretti tiennent une version contradictoire avec ce qu’ont pu rapporter d’anciens serveurs, rencontrés par BFMTV.

Devant les enquêteurs, les propriétaires affirment avoir l’interdiction d’accepter des personnes de moins de 16 ans, et imposer qu’un adulte accompagne ceux de 16 à 18 ans. “On fait le maximum pour que ça se passe comme ça, mais entre les fausses cartes et les éventuelles choses dont je ne suis pas au courant, il n’est pas impossible qu’il y ait eu dysfonctionnement”, reconnaît Jacques Moretti. Le soir du drame, de nombreux mineurs étaient présents sur place, y compris de moins de 16 ans, et certains de ces adolescents y ont trouvé la mort.

“Je suis dévasté”, “je me sens responsable de n’avoir pas su protéger “toutes les victimes, conclut Jacques Moretti. “C’est le drame de ma vie”, “je ne sais pas comment je vais tenir”, glisse sa femme. Depuis, tous deux ont été mis en examen pour homicide par négligence, incendie par négligence et lésions corporelles par négligence. Les investigations se poursuivent.

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