Selon des informations de dernière minute rapportées par le New York Times, le Pentagone a présenté à la Maison-Blanche un éventail d’options de frappe contre l’Iran plus large que ce qui avait été évoqué jusqu’à présent. Ces scénarios incluraient désormais des cibles sensibles liées au programme nucléaire iranien ainsi que des infrastructures de missiles balistiques.
D’après le quotidien américain, ces options militaires ont été élaborées dans un contexte de fortes tensions régionales et d’inquiétudes croissantes concernant les capacités stratégiques de Téhéran. Les responsables du département de la Défense auraient ainsi détaillé plusieurs niveaux d’intervention possibles, allant de frappes ciblées et limitées à des opérations plus étendues visant à affaiblir durablement les capacités militaires iraniennes.
Les installations nucléaires figureraient parmi les cibles envisagées, un élément particulièrement sensible sur le plan diplomatique et stratégique. De telles frappes marqueraient une escalade majeure, compte tenu des conséquences potentielles sur la stabilité régionale et sur les relations internationales, notamment avec les alliés européens et les puissances engagées dans les discussions sur la non-prolifération nucléaire.
Les missiles balistiques iraniens, considérés par Washington comme une menace directe pour ses forces et ses partenaires au Moyen-Orient, feraient également partie des objectifs possibles. Le Pentagone chercherait ainsi à limiter la capacité de l’Iran à projeter sa puissance militaire au-delà de ses frontières.
Aucune décision finale n’aurait toutefois été prise à ce stade. Les options présentées viseraient avant tout à offrir au pouvoir exécutif une palette de réponses adaptées à différents scénarios, tout en maintenant une pression stratégique sur Téhéran. Des responsables américains soulignent que la voie diplomatique n’est pas officiellement écartée, même si la préparation militaire reste un levier central dans les discussions.
Cette révélation intervient alors que la situation au Moyen-Orient demeure extrêmement volatile. Les observateurs redoutent qu’une frappe contre des cibles nucléaires ou balistiques n’entraîne des représailles en chaîne, impliquant des acteurs régionaux et internationaux, et ne fasse basculer la région dans une confrontation de plus grande ampleur.







