Le drame s’est noué dimanche soir en Seine-et-Marne. Une jeune fille de 15 ans a été agressée après avoir été abordée dans un bus. Son agresseur présumé, un ressortissant étranger faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF), a été arrêté grâce à son compte Snapchat.
Les faits se sont déroulés le dimanche 11 janvier aux alentours de 22h15. Alors qu’elle rentrait chez elle à bord d’un bus à Melun, une adolescente de 15 ans est abordée par un passager. Pour tenter de mettre fin à l’insistance de cet individu et espérer s’en débarrasser, la jeune fille accepte de lui donner son identifiant Snapchat avant de descendre à son arrêt.
Le piège se referme dans un square
Malheureusement, l’homme ne s’arrête pas là. Il décide de suivre l’adolescente à sa sortie du bus. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu aurait d’abord tenté de l’embrasser de force avant de l’entraîner à l’abri des regards dans un square situé à proximité. C’est dans ce lieu que la victime a été violée.
Traumatisée, la jeune fille a réussi à s’échapper après l’agression et à trouver refuge chez une voisine, qui a immédiatement donné l’alerte auprès des services de police.
Une interpellation facilitée par les réseaux sociaux
L’enquête a progressé avec une rapidité singulière. Le suspect, identifié sous le nom de Hakim Daoudi, a continué d’envoyer des messages à sa victime sur Snapchat après les faits. Cette imprudence a permis aux enquêteurs de le localiser précisément.
Le jeune homme, âgé de 22 ans, a été interpellé peu de temps après dans un centre d’hébergement pour migrants. Placé en garde à vue, le profil du suspect soulève déjà des questions : il possède déjà deux mentions à son casier judiciaire et faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Une instruction a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’agression et le suspect devrait être présenté prochainement devant un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.







