Dans la nuit du 1er janvier 2026, un incendie ravageur a éclaté dans le bar Le Constellation, situé à Crans-Montana, une station de ski suisse très fréquentée pour les fêtes de la Saint-Sylvestre. Le sinistre, qui a tué 40 personnes et blessé plus d’une centaine, a été largement capté par des téléphones portables. Parmi les images diffusées sur les réseaux sociaux, plusieurs montrent des jeunes qui filmaient le début de l’incendie ou la panique qui s’ensuivit, au lieu de fuir immédiatement. Cette attitude a suscité de vives réactions.
Un comportement surprenant mais explicable
Face à l’indignation de nombreux internautes, une psychologue citée dans les médias tente d’expliquer ce phénomène. Selon elle, ces réactions ne sont pas simplement liées à de l’insouciance ou à un manque de conscience du danger, mais peuvent découler de mécanismes psychologiques bien connus :
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👉 Le biais de normalité : face à un événement soudain et imprévu, certaines personnes ont tendance à minimiser inconsciemment la gravité de la situation, croyant que rien de grave ne va réellement se produire.
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👉 Inhibition comportementale : dans des contextes de crise, le cerveau peut « geler » la réaction immédiate — ce qui se traduit par une absence d’action pendant quelques instants cruciaux.
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👉 Contexte social et émotionnel : la fête, la musique, l’alcool et la présence d’un grand groupe peuvent contribuer à retarder la prise de conscience du danger chez certains participants.
Ce mélange de facteurs explique, d’un point de vue psychologique, pourquoi certains fêtards ont sorti leur téléphone pour filmer au lieu de réagir immédiatement.
Des réactions et critiques en ligne
Malgré ces explications, de nombreux internautes ont vivement critiqué ces comportements, les qualifiant d’irresponsables ou indécents, notamment lorsqu’il s’agissait de filmer d’autres personnes en difficulté plutôt que d’aider ou d’évacuer rapidement.
Un débat plus large sur notre rapport aux images
Au-delà de cet événement tragique, des commentateurs ont souligné que ce type de réaction illustre une époque marquée par l’omniprésence des smartphones : filmer est devenu une réponse réflexe face à l’inattendu, parfois au détriment de l’action directe ou de la fuite. Ce phénomène, analysé dans plusieurs éditoriaux, interroge sur notre rapport à l’image, au danger et à l’empathie dans des situations critiques.







