Un nouveau squat a été évacué à Montpellier (Hérault), au Mas de Brousse, ce mardi matin, indiquent les services de la préfecture de l’Hérault. L’opération s’est déroulée « dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice ». Le 15 septembre, le tribunal avait accordé trois mois aux occupants pour quitter les lieux, occupés illégalement.« Face au constat de l’absence de départ volontaire des occupants », la préfecture a demandé le concours de la force publique. Dix adultes originaires d’Afghanistan, de Gambie et du Sénégal ont été expulsés, « sur la trentaine d’étrangers qui occupaient habituellement le site ». Parmi eux, il y a six personnes en situation régulière, des demandeurs d’asile, « pris en charge par l’Office français de l’immigration et intégration ». Quatre autres, en situation irrégulière, ont été placées en retenue administrative.« Le choix qui est fait, c’est de remettre des personnes à la rue »Dans un communiqué, le préfet de l’Hérault, Hugues Moutouh, « réaffirme sa volonté d’en finir avec les squats d’étrangers en situation irrégulière et la culture d’impunité qui l’accompagne ». Depuis plusieurs mois, de nombreux squats ont été évacués.Joint par 20 Minutes, Damien Nantes, le coordinateur régional de Médecins du monde, déplore que « le choix qui est fait, c’est de remettre des personnes à la rue ». « Si on peut tout à fait discuter des conditions de l’occupation illégale d’un espace, ce que l’on constate, dans notre centre de soins, c’est à quel point le fait pour les personnes d’être dehors rend malade », confie-t-il. « La préfecture est très ferme sur certains principes de droit, en l’occurrence l’expulsion des squats. On aimerait qu’elle le soit autant sur la mise à disposition d’un hébergement d’urgence pour toute personne en situation de détresse. Il y a des familles avec des enfants, parfois malades, qui sont à la rue, aujourd’hui. »MontpellierMontpellier : Deux bidonvilles évacués en huit jours, les associations sont consternéesSociétéMontpellier : Près d’un millier de personnes vivent dans une douzaine de bidonvilles





