Salah Abdeslam s’est mis à hurler dans le box après le malaise de l’un des accusés. Alors que l’avocat de Farid Kharkhach dénonçait les conditions de détention de son client, Salah Abdeslam s’est levé, a enlevé son masque avant d’interpeller le président de la cour d’assises en le montrant du doigt:
Alors que le président de la cour d’assises spéciale tentait de le couper, Salah Abdeslam a poursuivi: “Ici c’est très beau, il y a des écrans plats, de la clim mais là-bas on est maltraités, on est traités comme des chiens.”
Salah Abdeslam a continué: “Ca fait six ans que je suis traité comme un chien, je ne me suis jamais plaint parce que je sais qu’après on sera ressuscité et que vous devrez rendre des comptes”, a-t-il encore dit.
Le président de la cour d’assises est resté calme lui répondant qu’il n’était pas dans “un tribunal ecclésiastique, on est dans un tribunal démocratique”.
En ne reconnaissant pas la justice qui le juge, Salah Abdeslam “fait une défense de rupture”, estime Me Antoine Vey. Un peu plus tôt dans la journée, Salah Abdeslam a pris la parole pour dire “qu’il n’y a pas de divinité autre qu’Allah, et Mohammed est son messager”. “Chaque accusé a le droit de choisir les moyens de sa défense”, poursuit encore Me Vey, qui rappelle qu'”un procès, c’est aussi fait pour que peut-être les choses bougent”.






