Trois suspects âgés de 20, 24 et 30 ans ont été interpellés mercredi soir par la police dans le cadre de l’enquête ouverte après l’assassinat la semaine passée d’un adolescent de 15 ans, sur fond de trafic de stupéfiants, dans le quartier Planoise à Besançon, a indiqué jeudi le procureur Etienne Manteaux.Tous trois sont « très défavorablement connus de la justice ». Ils ont été interpellés dans un appartement du quartier de reconquête républicaine (QRR) en possession d’une arme de poing de calibre 9 millimètres et une autre de calibre 7.65 millimètres, toutes deux avec une munition engagée, a précisé le procureur.Un point de deal dangereuxDepuis un mois, quatre épisodes de tirs à proximité d’un point de deal particulièrement lucratif du quartier Planoise ont fait trois blessés et un mort, un adolescent de 15 ans tué d’une balle de 9 mm dans le thorax. Une enquête a été ouverte des chefs « d’association de malfaiteurs, de meurtre en bande organisée et de tentative de meurtre en bande organisée ».« Les investigations en police technique et scientifique seront déterminantes dans les jours prochains », a souligné David Tognelli, commandant de la police judiciaire de Besançon, co-saisie de l’enquête avec la sûreté départementale. Elles pourront notamment « dire si oui ou non cette arme (de 9 mm) a été utilisée pour cet assassinat », a précisé le comandant de police, estimant qu’il était « encore trop tôt » pour établir formellement un lien direct avec l’assassinat de l’adolescent.L’un des hommes interpellés mercredi a reconnu avoir été blessé par balle le 4 septembre alors qu’il était chargé de la sécurisation de cette place de deal. Le même soir, la police avait interpellé deux suspects, mais qui n’ont pour l’instant pas été mis formellement en cause pour ces faits. Les premiers éléments de l’enquête « laissent supposer une lutte de clans » pour le contrôle du trafic de drogue, selon le procureur.Faits diversBesançon : Un adolescent de 15 ans blessé par balle lundi est décédéFaits diversBesançon : Week-end noir pour la Croix Rouge, cambriolée deux fois en quarante-huit heures





