Samedi soir, à l’Athanor, une salle de spectacles d’Albi, Médine s’est produit sur scène à guichets fermés, devant plusieurs centaines de personnes. La venue du rappeur français avait soulevé une vive polémique au cours des jours précédents, des élus de droite et d’extrême droite, ainsi que le groupuscule identitaire Patria Albigès, ayant demandé l’annulation de son concert pour « risque de troubles à l’ordre public ».Le maire Les Républicains de Lavaur, Bernard Carayon, ainsi que le député tarnais du rassemblement national, Frédéric Cabrolier, étaient aux avant-postes de cette demande. Le chanteur originaire du Havre leur avait répondu, indiquant lors d’une interview accordée à France 3 Occitanie qu’il avait « l’habitude » d’être pris pour cible, que « c’est un honneur d’être leur “ennemi politique” parce que j’ai l’habitude de les débusquer dans mes textes ».Le rappeur islamiste Medine joue aux fléchettes avec mon portrait au motif que j’ai demandé l’annulation de son concert à Albi pour risque de troubles à l’ordre public !J’ai déposé plainte.@LeJournaldIci @tarn_libre @ladepeche81 @France3 Tarn pic.twitter.com/k1zsKVNnzw— Frédéric Cabrolier (@Fr_Cabrolier) April 2, 2023
Samedi, avant son concert, le rappeur a posté sur ses réseaux sociaux une vidéo où il lance des fléchettes sur les portraits des deux hommes politiques qui se sont opposés à sa venue.Bernard Carayon et Frédéric Cabrolier ont indiqué tous les deux sur leur compte Twitter qu’ils allaient porter plainte contre Médine. De son côté, le préfet du Tarn, a indiqué avoir pris connaissance de la vidéo et dénonce une « mise en scène inacceptable dans notre République ».JusticeNicolas Bay, le vice-président de Reconquête !, mis en examen après une plainte pour « diffamation » du rappeur MédineCultureRap : Pourquoi Médine a choisi de travailler avec « de jeunes artistes ultra-motivés »




