
Livia Tossici-Bolt, une militante anti-avortement de 64 ans, a été condamnée par la justice britannique, ce vendredi 4 avril, pour être entrée dans une zone interdite aux abords d’une clinique qui pratique l’IVG à Bournemouth, dans le sud de l’Angleterre, rapporte BFMTV. Une affaire commentée jusqu’en dehors des frontières britanniques. Et pour cause : après ce jugement, Washington ne cache pas ses craintes pour la liberté d’expression.
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Livia Tossici-Bolt tenait une pancarte où l’on pouvait lire : « Ici pour parler, si vous voulez. » Sa présence « pouvait avoir un effet préjudiciable sur les femmes fréquentant la clinique, le personnel et le public », a estimé la magistrate Orla Austin, tout en prévenant qu’une récidive au cours des deux prochaines années entraînerait une sanction. De qui susciter des interrogations au sein du département d’État américain. « Nous sommes préoccupés par la liberté d’expression au Royaume-Uni, a écrit le Bureau de la démocratie, des droits humains et du travail. Nous suivons son cas. Il est important que le Royaume-Uni respecte et protège la liberté d’expression », a indiqué ce dernier.
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Après l’annonce du verdict, Livia Tossici-Bolt a dénoncé « un jour sombre pour le Royaume-Uni ». Elle a salué la prise de position du département d’État américain, estimant qu’« il avait eu raison de s’inquiéter de cette affaire, car elle a de graves implications pour l’ensemble du monde occidental ». Selon elle, « si nous laissons perdurer ce précédent de censure, le droit de chacun à s’exprimer librement n’est pas garanti ».
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Interrogé sur cette condamnation, un porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer, a remis les pendules à l’heure. Il a rappelé que le Royaume-Uni avait « une très fière tradition de liberté d’expression depuis de nombreux siècles », mais a néanmoins insisté sur le fait qu’« il est essentiel qu’une femme qui décide de recourir à des services d’avortement ait le droit de choisir de le faire sans être victime de harcèlement ». Pour rappel, en Angleterre, au pays de Galles et en Écosse, les femmes enceintes peuvent avorter jusqu’à la 24e semaine de grossesse, environ 6 mois.
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